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 Acte 2: L'ordre d'ebene

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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Ven 21 Oct - 16:55

carte trajet:
 


Dernière étape de leur voyage, le bourg de Calden était une petite localité d'un millier d'âme, situé à cheval sur la Cristal solidement encrait sur deux petits monticule de terre ferme et clos d'une palissade de gros rondins goudronnés. La plupart des maisons étaient basses et couverte de végétation sentant le moisi, le flux et reflux surnaturel des marais emprisonnait la région d'une humidité permanente. Un lichen verdâtre et spongieux finissait invariablement par couvrir les parois et corrompait lentement les structures leur donnant une coloration végétale. Les rues non couverte d'un chemin de planche étaient des bourbiers infâmes. La ville était occupée par une population pauvre et ignare tirant sa faible subsistance de la récolte du bitume qui affleurait dans les environs. L'odeur des hydrocarbures était omniprésente et semblait imprégner les objets et même les aliments. Le long du cours d'eau des fours purifiaient la production avant de la sceller dans de grands tonneaux, les opérations de mise en fus et d'embarquement maculaient les docks et les rues avoisinantes de tâches noirâtres et très salissantes.
Le vieux bitumier débarqua les voyageurs sur des quais cradingues et détrempé par un crachin persistant. Le soleil était à son zénith, mais sa chaleur ne semblait pas parvenir à franchir la couverture nuageuse. Dénotant clairement avec les travailleurs des environ, un grand homme maigre se détourna de la caisse qu'il inspectait et se dirigea vers les nouveaux venus. Malgré sa large cape qui le couvrait on pouvait apercevoir par l'ouverture un gros pistolet au mécanisme couvert d'une toile huilée et le pommeau d'une épée d'escrime, les manches défraichies d'un pourpoint à crèves était terminé par des mitaines ferrées pour le combat n'ayant visiblement pas échappé à la souillure locale.


-Le bonjour, étranger. Je suis Hermann Von Sperr. Le temple de Verena m'a mandaté pour s'assurer que rien ne sorte de ces marais maudits. Donc si vous venez juste ici pour négocier un chargement de goudron et que vous vous acquittiez des taxes vous n'aurait pas de problème avec moi. Mais au cas où vous souhaitez alimenter le trafic des perles d'eau, voyez regarder ceci et en tirer les conclusions qui s'imposent…


Dans le prolongement du doigt du repurgateur trois suppliciés pourrissaient sous une couche de bitume fiché sur des pales. Une pancarte était clouée dans la poitrine de l'homme du centre et portait la mention : « Commerce avec le chaos ».
Satisfait de son petit effet, le chasseur de sorcière, les dévisagea en évitant tout de même soigneusement Ysabel et reparti contrôler la cargaison qu'il venait d'abandonner.
Du côté de leur destination, on ne voyait rien d'étonnant, un ciel ardoise et une rivière coulant tranquillement, mais toute la largeur du lie était barrée par les fortifications et deux miradors occupés en permanence laissés supposer qu'un danger pesait sur le bourg. Les exécutés, fichés au-dessus de la grille de bois qui barrait le courant, semblaient marquer la limite de la civilisation.


Il n'y avait qu'une auberge dans Calden, pertinent, le collecteur de taxe de la localité s'y était installé, étant sûr de ne manquer aucun négocient. L'établissement n'était pas en soi un taudis, mais la ville accumulait trop de défaut pour qu'on puisse y être bien installé. Il semblait impossible d'y trouver de l'eau propre et la boisson la plus légère servie était du vin d'importation qui donnait mal à la tête. Heinrich, parti trouver de l'huile, revient couvert de boue d'une saleté odorante. Toros fut plus utile, il reparut fort tard et passablement rond, mais affirmait être rentré en contact avec des trafiquants. D'après lui il était possible de fluidifier le transport de toute sorte de marchandise et ce avec tout le monde pour peu qu'on alimente l'économie. Les trois mutants se faisaient très discrets, disparaissant subitement pour n'être disponible que de temps en temps.

Le lendemain, avant les premières lueurs de l'aube, une cloche sonna avec insistance. La ville s'éveilla, des hommes parcouraient les rues par petit groupe sans aucune discrétion. Le nain frappa à la porte de la chambre qu'occupait Ysabel pour annoncer qu'il y avait une opportunité de départ. Les marais semblaient avoir gonflé et accompagné d'une brume rampante, ils baignaient maintenant le pied de la palissade. Korr les informa que ce phénomène se reproduisait irrégulièrement et donnait aux travailleurs la possibilité d'utiliser un réseau liquide éphémère pour faciliter le transport de leur récolte. Il faisait sombre, personne ne fit attention à eux. Ceux qui n'étaient pas en train de mettre à flot une embarcation étaient massés sur les parapets donnant vers le marécage apparemment prêt à repousser un ennemi à la présence incertaine, la voix d'un prêtre exhortait même les fils de Sigmar au courage et au sacrifice. Ils embarquèrent sur une barque louée une poignée de piécette et y entassèrent leurs provisions et leurs équipements. Le vilain leur conseilla de rester loin des bosses d'eau avant de partir recompter ses sous. Toros était très attentif à leur entourage, mais fini par se détendre une fois la ville à bonne distance.


-Pas de nouvelle du tueur de la justice. Ranald est avec nous, on n'aurait pu espérer meilleur concours de circonstance.


Les hommes se relayèrent aux rames pendant deux bonnes heures. L'obscurité était toujours aussi profonde et les voyageurs durent se faire à l'idée qu'il resterait sans lumière pour une durée indéfinie. Après s'être par trois fois échoués sur des hauts fonds, on alluma une lanterne et Koch se percha à l'avant pour guider l'embarcation. La source de lumière se reflétait étrangement sur la surface de l'étendue d'eau lui donnant un aspect de miroir d'argent.

La première journée fut éprouvante, le brouillard absorbait tous les reliefs et donnait l'impression de ne pas bouger. Pour Ysabel en revanche l'environnement était très riche, des fluides magiques corrompus couraient sous la surface et maintenaient l'écran vaporeux. L'énergie surnaturelle de la région semblait alimenter par une importante quantité de source et s'agglomérait anarchiquement dans de nombreux points. Malgré le danger évident que représentait cette surcharge, la sorcière percevait plusieurs formes de vie, sans toutefois pouvoir en identifier la nature. La course du soleil lui était également visible, vers midi un groupe de créature massive et cyclopéenne passa à proximité en prenant bien garde à rester derrière l'écran de brume, les six rameurs s'escrimant sur leurs perches, ne les remarquèrent pas. Au soir ils abordèrent enfin un petit ilot humide, mais ferme. La totalité de la maigre végétation torturée fut transformée en combustible. Bien que la lueur des flammes soit curieusement bleutée, la chaleur fut la bienvenu, les vêtements séchèrent enfin. Les paludiers ne semblaient pas très à l'aise, l'eau se comportait bizarrement d'après leurs dires. Toros non plus n'en menait pas large, aussi il déboucha bien vite un alcool fort et enivrant qu'il fit tourner, Heinrich lui, s'activait en marmonnant une prière sans fin.
Des rêves étranges troublèrent leurs sommeils, Clodhbert n'en avait jamais fait de semblables auparavant et ils semblaient lents à se dissiper même une fois réveillé, superposant à l'environnement de chimériques visions.

Ce matin le brouillard était moins dense, un disque blafard éclairait un paysage de marais s'étendant à perte de vue, reflétant le ciel morne. La végétation est faite de mousses variées et d'arbres aux racines entremêlées sortant souvent de l'eau grisâtre et argentée. A quelques mètres du rivage un réseau de plante aquatique présentait des fruits d'un bleu très pur. Gros comme des prunes et poussant à l'intersection de tiges gluantes. Ces curieuses sphères ne semblaient pas à leur place dans ce décors de désolation.


Des perles d’eau. Comprit Kard le premier

-On raconte que quiconque en mange une, étanche sa soif pour une lune récita Heinrich.

- La récolte du butin commence, ajouta avec gourmandise Korr en rentrant sans hésitation dans l’eau miroitante pour commencer la cueillette.


Les fruits étaient humides au toucher, mais conservaient leurs formes comme l'aurait fait des végétaux ordinaires. Cette trouvaille mit l'équipe en joie, entrain qui fut quelque peu douché, lorsque vers la fin de matinée une bosse déforma la surface liquide à quelques mètres de leur embarcation. S'extrayant lentement d'une gangue de boue nauséabonde, une titanesque silhouette voutée se dressa, elle n'était pas faite de chaire, mais plutôt d'une aggloméra de vase dégoulinant d'un squelette de végétaux moisis. Son visage aveugle scuta les alentours avant de faire péniblement un pas en avant. Ses membres immergés, semblaient aspirer la matière du marais qui s'enroulait autour de sa charpente avant de choir de nouveau. Ce volume sans cesse renouvelé lui donnait des dimensions vaguement constantes. L'onde de choc de ce phénomène se propagea sous la surface de l'eau et fit tanguer dangereusement la barque, propulsant à l'eau l'un des mutants. Toros et Koch qui étaient aux avirons s'éloignèrent le plus vite possible. Le colosse avança d'une quinzaine de mètres avant de s'affaisser et de disparaitre. Korr ôta sa tunique et se jeta par-dessus bord, avec son compère projeté plus tôt, ils se collèrent à la coque et aidé de leurs curieux métabolismes s'employèrent à lui faire gagner de la vitesse, contribuant à mettre l'expédition en sécurité.
Le monstre ne reparu pas, mais sa présence calma sérieusement le début d'euphorie des tacherons. Plus tard ils croisèrent une série de piquet ornés de cranes en très mauvaise état. Des signes blasphématoire pour Heinrich étaient encore visibles çà et là. Un avertissement sans aucun doute, le territoire devait être revendiqué. Les mutants évoquèrent une histoire de chez eux contant l'existence d'une nation de reprouvés vivant dans ses eaux. Entendre parler de fraternité de « marqués » par un homme à la peau verte lorsqu'on se trouvait dans un marécage maudit n'était pas propre à rassurer les honnêtes gens, mais malgré sa méfiance légitime, Clodhbert devait bien admettre que pour l'instant le comportement des trois parias avaient été exemplaire, n'hésitant pas à se mouiller pour la bonne marche du groupe et ne rechignant pas à l'effort. Leurs connaissances des zones humides s'étaient révélés un vrai plus, pour l'instant…
Grâce à la carte, Ysabel orientait la navigation et dans la soirée ils arrivèrent au but. Le monticule ne fut pas dur à trouver, il dominait la zone d'une dizaine de mètre, ses pentes abruptes étaient recouvertes de pièces métalliques corrodées et son sommet était couronné par une structure maçonné éventré par un gros arbre tordu. Une importante quantité de ronces emprisonnait le tout. Sitôt accosté, il fallut se tailler une route dans cette agressive végétation. Les restes du mausolée n'étaient plus qu'une pile de gravât mangée par les épines, mais il fut possible d'y dégager un espace suffisant grand pour l'installation d'un camp décent et surtout pour la première fois depuis des lustres, au sec.
Toros eu vite fait de découvrir l'entrée d'un souterrain, mais les racines et des blocs en obstruaient le passage. Heinrich partit couper des plantes barbelées mit quand à lui au jour le départ d'un tunnel couvert d'une importante quantité de soie , le nain évalua que les deux conduits devaient se rejoindre, mais qu'au regard du diamètre du trou, l’araignée devait être un joli monstre. Les petites mains, se tournèrent vers le chevalier et la demoiselle les interrogeant du regard...
pour la suite:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 26 Oct - 20:33

Pour seule réponse, Clodhbert ajusta le serrage de son armure et enfila ses gantelets.
Son espadon resta dans son dos et il déboucla la poignée de son épée simple dans le but de la dégainer rapidement en cas de problème. Son écu était en bandouillèrent et était près à l’emploie a toutes vitesse.
Enfin à son bras gauche il portait son casque salade près à l’enfiler pour se laisser aller à « l’Esprit du Combat de la Dame » qui prenait possession de lui.
 
Après un regard de connivence avec Ysabel il remonta le monticule pour faire le tour de la construction.
Des araignées géants, des habitants des marées dont se méfiaient déjà les mutants de Marienbourg. Qu’est qu’il pouvait bien provoquer une malédiction.
Dans son fort intérieur il ne cessait de se répéter qu’il était un chevalier servant la Dame et qu’il était là pour combattre le mal !
Ysabel était serte là pour récupérer des informations, voir des reliques, et peut-être même la source de toute cette malédiction… S’il elle se trouvait ici il y avait forte à parier qu’elle ne se laisserait pas faire. Et Clodhbert n’avait pas l’intention de la laisser faire si cette « source » comptait se défendre…
 
La même mousse qui recouvrait les maisons de Calden tentait ici aussi de ronger la pierre du mausolée. La construction était austère mise à part quelques signes désignant l’appartenance à l’ordre d’ébène. Et élaguant rapidement les lichens et les lierres le groupe dégagea une porte en bronze massif dont les gons étaient grippés. Avec l’aide des bras les plus fort du groupe et de Toros qui avait fait sauter les verrous basiques. L’ouverture céda enfin et s’ouvra en deux battants sur une obscurité des plus épaisse. Si l’odeur environnante était nauséabonde celle qui s’échappait des profondeurs de cette tombe était encore plus affreuse !
 
Chaque membre du groupe pris une torche ou une lampe à goudron pour se l’allumer. Clodhbert était le plus armuré il passa devant en empoignant son bouclier en bois brute.
Encore une fois il n’avait pas son casque mais il le tendit à Heinrich :
« _ Tu reste derrière moi, si je te le demande tu l’enfiles et tu t’éloignes, Claire ?
_ … Oui… » Heinrich avait eu du mal affirmer son obéissance. Mais il devait bien admettre, que ce casque était l’arme la plus puissance du ce groupe hors mi peu être la magie d’Ysabel.
« _ Vous m’éclairez par derrière, histoire que je ne sois pas éblouit… On y va. » Clodhbert s’était tourné vers le groupe en général pour cette dernière instruction. Et pria silencieusement la Dame de le bénir avant de faire un premier pas.
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 26 Oct - 20:38

Heinrich était capable de plonger sans hésitation ses mains dans les entrailles tailladés d'un blesser, mais il ne put s'empêcher de grimacer lorsqu'il se saisit du casque. Le disciple de Shallya  semblait particulièrement mal à l'aise, repositionnant sans cesse ses doigts comme pour minimiser la durée de contact avec le métal. Clodhbert se sentit bizarrement un peu seul sans le heaume. Ysabel ressentit les vents d'Shyish bien présents dans le fond du tombeau, la magie était corrompue ici, mais la région entière était sous l'emprise du chaos et il était difficile de savoir si l'énergie accumulée dans le trou était animée d'une nature différente. Aucune protection ne semblait préserver le repos des cadavres, ou alors tout dispositif c'était détérioré depuis longtemps. Le Kazalid demanda avec espoir si elle pouvait faire entrer un nuage capable de tuer tout ce qui se trouvaient à l'intérieur, puis devant la réponse de la magicienne, il s'arma d'une courte pioche en soupirant.

Le tunnel descendait assez raide dans les profondeurs de la butte, les marches étaient en grande partie déchaussées, l'humidité était partout et on respirait mal sitôt entré malgré un léger courant d'air. Le conduit finissait rapidement sur une dalle de pierre, mais la paroi du boyau était percé par l'arrivée du conduit foré par les arachnoïdes, des restes de vieille soie pendaient de la voûte et masquait les inscriptions ornant le panneau de granite.  Le chevalier tenta de faire jouer l'obstacle, mais il semblait inébranlable. « Du travail de nains, » confirma Toros, « tentons de trouver un autre passage, sinon on risque d'en avoir pour des plombes à l'ouvrir. » Clodhbert se résolut à s'aventurer par le terrier des monstres, jouant de l'épée pour se tailler un passage dans la toile gluante, il parvient au bout de seulement quelques mètres dans une sorte de catacombes creusé à même le sol. Plusieurs niches superposées aménagées dans la paroi contenaient des corps depuis longtemps décomposé, l'atmosphère avait fortement corrodé les pièces d'équipement qui recouvraient les cadavres et fait pourrir les cuirs. La pièce, d'une dizaine de mètre de côté était intégralement couverte de toile blanchâtre formant un grossier entonnoir aboutissant dans un trou cernait dans un angle. La lueur rougeâtre des torches projetait trop d'ombre pour voir quelque chose avec précision, mais la position de la menace était évidente. Le paladin sentait sa présence, entendant par moment des claquements de mandibule courroucés. Il s'avança vers le centre de la salle pour laisser la place à ses compagnons de se déployer. Le monstre attaqua sans prévenir, jaillissant de sa tanière avec un feulement colérique. Dans sa charge il traversa le fuseau lumineux de la lanterne du nain révélant à Clodhbert sa taille et les détails de son affreuse apparence. La bête faisait quatre pieds de long et une centaine de kilos, une chitine épaisse et velu la préservait des lames et un nombre d'œil impaire lui ceinturant le crane, regardaient dans toutes les directions. Ses deux membres antérieurs étaient capables de percer le corps de nombreuses créatures et ses courts crochets dégoulinaient de venin. Ses pattes la propulsaient agilement sur la structure de soie lui donnant l'air de fondre sur les intrus. Korr glapit et détala, Toros jura d'appréhension, mais le champion de la Dame était prêt, calme et confiant dans la justesse de son combat.

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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Sam 29 Oct - 10:20

Clodhbert se sentait confiant. ce n'était pas sont premier monstre et ce n'était pas non son plus gros.
"_Henrich, ça ira pour le casque."
Avant que l'araignée n'attaque le chevalier attendait les pas du garçon reculer.
la première attaque fut basique: les pattes et les crochets en avant, mais entre son  bouclier et la garde en pointe du Chevalier, Sans Ecu vécu cela comme un test. La bête tombant sur quelque chose de dur recula rapidement. Clodhbert pus éprouvé le poid de la bête ainsi que sa force et sa vitesse..."Quand-même"... Clodhbert avait un peu reculer sous la pression du monstre et était resté debout grâce à ces compagnons qui le poussèrent en avant. Toros peut être ?

Mais la seconde attaque ne se fit pas attendre. Cette fois, l'arracnide passa par le plafond sauf qu'elle ne choisit Clodhbert mais un des mutants. Celle-ci recula par réflexe et Clodhbert fondit sur le flanc de la bête. Il tailla de toutes ses forces et sectionna deux pattes! La bête se tourna vers lui et lui tomba de tous sont poids... Le chevalier bascula à terre opposant son bouclier aux crochets qui délivraient déjà du venin !
Soudain un coup de feu détonna bruillamment faisant sursauter tout le monde, Clodhbert y compris...

Le monstre doublement blessé s'écarta dans un coin de la pièce pour reconsidérer la situation et alors que l'araignée aller s'échapper Clodhbert lui sauta dessus abandonnant son bouclier, il tenait son épée à deux mains et la planta de par en par dans le corps du monstre.

Littéralement cloué au sol cette fois c'était à Clodhbert de s'écraser de tous son poid celui de son armure.
La bête morte, le chevalier se relevait et dégagea son épée et la nettoya. Heinrich était revenue pour lui rendre son bouclier.
Apart Ysabel, tous réalisait qu'il venait de voir le jeune Chevalier combattre pour la première fois.
Mais maintenant il fallait passer à la suite des festivités en espérant que sa ne soit pas trop long ni de tomber sur d'autres monstres de se genre...
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Lun 31 Oct - 17:51


Les catacombes communiquaient par une arche de pierre avec un hall aux murs maçonnés. Les portes constituées de dalle de granite étaient manœuvrables de ce côté-là. Malgré la nature instable du terrain les murs étaient en parfait état, leurs surfaces étaient secs et la voute ne présentait aucune infiltration. Une très légère fuite au niveau de l'entrée principale avait alimenté une grande flaque qui courait sur le dallage régulier et s'écoulait goutte après gouttes par un tunnel en face de la pièce du combat. La présence de l'eau souillée avait permis le développement de plante à l'aspect malade qui avaient entreprit de coloniser les lieux. De très nombreux insectes volants attiraient par la lumière vrombirent bientôt autour des explorateurs. La décoration était sobre et le mobilier inexistant, seul une statue disposée face à l'entrée pouvait donner une indication quant à l'allégeance des hommes qui étaient enterrés ici. Elle représentait dans un style grossier, un moine à la face furieuse, la moitié gauche de son visage n'étant qu'un crâne grimaçant. Ses accessoires une épée et une masse ne laissaient aucun doute sur l'aspect martial de la divinité représentée.
Le couloir de face était également couvert de moellons, au bout de quelques mètres, une longue volée de marches descendait par panier successif, le ruisselet y dégoulinait sans bruit. Rien ne bougeait, l'araignée ne semblait pas s'être aventurée ici et aucune soie ne couvrait les parois. Toros prit la tête du groupe, son instinct lui indiquant un danger, "on ne fabrique rien de superflu sous terre" répétait-il et les connaissances du nain se révélèrent fiables, il désactiva un piège un peu plus bas, épargnant à Clodhbert d'être empalé par un pieu ferré. Le corridor débouchait sur une antichambre triangulaire, l'eau tournait à gauche en se faufilant sous une porte de marbre, à droite le même type de panneau bloquait le passage. Par chance l'humidité de la région avait rendu la chaux d'assemblage friable et le kazalid aidé des mutants ne mirent qu'une trentaine de minute à desseller une partie du chambranle  pour dégager et enfin faire pivoter la dalle de droite.
Le portail s'ouvrait sur un vaste couloir long d'une quinzaine de mètres et large de cinq. Quatre panneaux mortuaires blasonnés en ornaient les murs, des noms à consonance impériale  étaient gravés dans des silhouettes dessinées sur les parois. Au fond une nouvelle dalle condamnait un passage. Le chevalier n'eut que le temps de faire quelques pas dans la pièce avant qu'un bruit inquiétant retentisse dans les galeries. Ce n'étaient pas des sons très forts, mais l'architecture voûtée et le silence les firent paraître un véritable vacarme. Des craquements, des grincements, puis le martèlement de nombreux pas provinrent du hall d'entrée. Des grattements et enfin des chocs résonnèrent également de derrière les pierres tombales. Ysabel ressentit une magie s'emparer des lieux. Ce n'était pas des réanimations anarchiques, mais un enchantement structuré qui animait les dépouilles. Quelque chose devait avoir été dérangée. Korr qui traînait encore dans l'escalier pour sécuriser le mécanisme du piège, rejoignit précipitamment le groupe en affirmant que quelque chose approchait.  
Les dépouilles décomposées des anciens guerriers des catacombes, dévalèrent bientôt la volée de marche d'un pas maladroit. Une lueur glaciale faisait faiblement briller leurs orbites vides, leurs corps décharnés portaient encore les restes putréfiés de leurs anciens équipements et de très nombreuses vermines dérangées par le soudain réveille de leur hôte courraient sur les structures osseuses grinçantes. Malgré l'absence d'organes vocaux, les morts vivants produisaient une parodie de grondement haineux en faisant calquer leurs mâchoires répugnantes. Ils brandissaient les restes de leurs anciennes armes détruites par la rouilles et semblaient résolut à faire un fort vilain parti aux intrus.
La hauteur de plafond du couloir était plus adaptée au combat et le groupe s'y regroupa, tous ses membres tentant de se placer derrière Clodhbert. Trois des panneaux mortuaires d'argile finirent par se fissurer et leurs occupants s'extirpèrent des décombres. Leurs chairs étaient également dans un état de décomposition importante faisant reposer leurs vielles armure sur leurs os, de grands boucliers aux couleurs devenus indistinctes leurs protégeaient le flanc et leurs armes préservaient par la relative sècheresse de leurs tombes semblaient parcouru de flammèche blanchâtre, un rayonnement magique glaciale plus puissant sortait des ouvertures de leurs casques intégrales et les auréolaient d'un halo macabre.
Le premier, trébuchant sur des gravats fut aussitôt attaqué par le jeune paladin, qui avait su rester calme alors que la peur c'était saisi de ses compagnons. Il abattit son épée avec une telle force sur le heaume du déterré déséquilibré que celui-ci s'effondra dans un grand fracas métallique, des frappes redoublés sur la dossière ne parvinrent pas à passer outre l'armure aussi le bretonnien saisit la fusée de sa lame à deux mains et poussant de toutes ses forces perça la plaque métallique et traversa la poitrine du revenant. Hélas l'arme resta coincer dans la protection et Clodhbert dut l'abandonner pour se porter au secours du reste du groupe. Les squelettes étaient parvenus au bas de l'escalier et s'apprêtaient à investir le couloir, les deux derniers chevaliers d'outre-tombe cernaient les vivants et la dalle du fond de la salle commençait à se relever en raclant dans son rail de pierre. Heinrich se tenait courageusement au côté  d'Ysabel, Toros le visage blême fouillait frénétiquement son havresac alors que les trois habitants des marais cherchaient désespérément un coin qui semblait sûr, plus personne ne faisait attention à sa source de lumière, leurs déplacements erratiques faisaient danser des ombres inquiétantes sur les murs et rendaient la perception de l'ennemi malaisé.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 2 Nov - 8:06

Désarmé, le chevalier recula d'un pas le temps de prendre son espadon dans son dos. Mais trop mal adapté à l'espace confiné : il l'utilisa en demi-épée.
Il pouvait avancer vers la lumière mais il préférait laisser la magie à Ysabel. Mieux valer sauver les autres.
Alors qu'il allait s'occuper du mort le plus proche de la demoiselle ce dernier tomba à nouveau mort devant lui avant qu'il n'ait fait quoi que ce soit.
Pour le second ennemi l'espace se révéla suffisant pour prendre son épée à deux mains. Il arma son coup et envoya de toutes ses forces ! Mais le cadavre vivant opposa son bouclier que se soit chance ou par réflexe ! Clodhbert ne se laissa pas déstabiliser par l manœuvre et envoya un revers sur le bras armé du creuvé. Le chevalier défunt tanta une parade travailler mais la force du coup lui fit perdre le bras encore vibrant au sol... Cette image particulièrement horribles en fit reculer plus d'un dans le groupe d'aventuriers, Clodhbert y compris qui affronter ses premiers Morts vivants... Mais le chevalier repris le contrôle de sois et se jeta sur le mort restant. Chose que les autres firent en même temps aussi. Ayant repris confiance une fois la peur passé et le mort désarmé.
Ce dernier s'effondra son sous les coups incessant des épées et des couteaux de tous.
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 8 Nov - 15:44


Et si la vaillance de Clothbert ne faisait toujours pas de doutes, sa méconnaissance des créatures de la non vie et de leur étonnante résistance se faisait hélas ressentir. Surtout du point de vue exercé d'Ysabel. Et alors que le nain et le chevalier s'acharnait sur le revenant mis a terre mais toujours vivace, et que les trois nageurs hésitaient encore entre fuir a toutes jambes ou se cacher, Ysabel et Heinrich faisait face au troisième des habitants du lieu.

-Non !

D'une main nettement plus sure que celle de l'écuyer, Ysabel retint le jeune homme visiblement prêt à se lancer dans une attaque aussi désespérée que stupide. Le tirant brutalement en arrière au moment ou une lame rouillée s'abat avec violence sur sa position. Avant de s'avancer vivement dans la garde soudain ouverte du cadavre animé pour poser sa main sur son gant, murmurant déjà les mots de pouvoir nécessaire à la connexion avec le sortilège le maintenant en vie.

Éclats de couleurs froides quand les deux magies entrent en contact, laissant voir a Ysabel les liens qui relient le revenant aux squelettes qui se pressent dans l'escalier, et qui les lient tous a celui qui les anime et les contrôle, celui qui en bas s'extrait péniblement du tombeau principal.

Un mot de plus et ysabel goute a l'esprit du roi déchu, a sa magie, a sa force spirituelle encore puissante malgré la barrière de la mort et le passage des ans. Et luttant contre elle, elle frappe au cœur de ses sortilèges, frappant le roi de toute sa force avant de se retirer du combat en emportant avec elle certains des liens magique maintenant libre de tout propriétaire, et tout disposés a en accepter un nouveau.

Sous la main d'Ysabel le revenant se fige un instant avant d'abandonner sa posture agressive, attendant maintenant les directives de sa nouvelle maitresse. Avant de se mettre en marche sur son ordre pour aller affronter ses anciens hommes d'armes.

-Ne vous occupez plus de celui la ! Clothbert ! Celui qui les contrôle est en bas, s'il meurt, tous retourneront à la poussière ! Mais par pitié, remettez votre heaume !

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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 9 Nov - 6:21

Ysabel, sentait son corps gavé réagir à une vitesse étonnante, le festin qu'elle s'était offerte semblait lui faire le plus grand bien. D'un clignement de paupière elle s'était retrouvé eau contact du revenant et avait pu en prendre le contrôle. Le lourd chevalier d'outre-tombe avança vers les guerriers morts qui se déversaient par la porte, leur rencontre fit grand bruit. Le premier cadavre fut projetée au sol par une percussion de bouclier, la lame froide traversa le torse du second et sembla absorber l'éclat glacial de ses yeux. Les coups pleurèrent bientôt sur le nouvel allié, marquant son armure déjà couverte de dommages anciens. Les mutants ramassant des débris sur le sol les projetèrent contre la nouvelle menace qui lentement, repoussait le serviteur d'Ysabel.
Clodhbert réussit finalement à immobiliser son adversaire manchot et Toros parvient à perforer le casque déjà bien abimé. Le paladin empêtré dans la dépouille de sa victime se releva temps bien que mal alors que le nain tentait de débloquer sa pioche du heaume défoncé. La situation était toujours très confuse, mais Heinrich avait réussi à stabiliser sa torche permettant enfin au betonnien d'y voir quelque chose.
Au fond du couloir la dalle de pierre avait laissé le passage à un autre ennemi, tous indiquaient qu'il était plus dangereux que les autres, une veste moisie couverte de symboles couvrait des cuirs renforcés de tiges métallique, la lueur bleutée sortant des orifices de son visage putréfié se reflétait sur les restes de son chapeau à large bord. Une perforation, large comme un poing, lui mutilait le flanc et était incontestablement la cause de sa mort, mais ce qui accrochait le regard en premier était la paire de gantelet qui équipait ses mains. La lueur tremblotante des flammes se reflétait étrangement sur leur métal brillant comme du cuivre poli, des visages kazalides sévères ornaient les plaques protégeant les poignets et des runes actives scintillaient sur les phalanges. La créature voulut parlait, mais son état de décomposition ne lui permit pas de produire de sons audibles. Le corps d’Arthur bras de fer dégaina une épée de côté dont il manquait une dizaine de centimètre et s’avança vers les profanateurs.


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La magie d'Ysabel était bien étrange décidément...

"_Tres restez tous en arrière ! Je suis dangereux... Heinrich ?"

L'écuyer tandis à regret le casque à son maître. Clodhbert rengaina son espadon, débloqua son épée et repris son bouclier.
Alors que le chevalier commençait déjà à se diriger vers Arthur. Il enfila son casque...

presition:
 
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Jeu 10 Nov - 17:40

La visière claqua lorsque la protection frappa contre sa butée. Aussitôt que le casque fut fermé une assurance différente s'empara de Clodhbert, ce n'était plus la froide détermination motivé par un juste travail de purification nécessaire, mais la certitude d'être le plus fort. Son adversaire était lent, son ennemi était faible rien ne pouvait le sauver.
Le revenant fit un pas de côté pour faire face à l'écu du chevalier est lança une estocade. La lame frappa la protection avec une force peu commune et traversa le bouclier. La pointe fondit vers le cou du paladin, mais d'une torsion il parvient à la détourner sur sa spalière qu'elle griffa dans un crissement métallique. Le jeune
homme était encore en train de se remettre de sa surprise que son épée s'abattait sur l'arme de son agresseur. Piégée entre la targe et l'irrésistible poigne du déterré, le fin tranchant se sectionna au ras du ricasso. L'autre n'était pas le premier venu, avant sa mort il devait être un escrimeur talentueux, mais son trépas avait rendu ses membres raides et il manquait de vitesse, aussi le bretonnien dévia le coup de poing que la magie des gantelets rendait mortelle. L'adolescent rompit la distance et attaqua à son tour. Le cadavre interposa son bras et le braquemard entama les cuirs sans parvenir à sectionner le membre, le second coup le fit pas mieux et le troisième non plus.
Même si elle ne valait pas une plaque d'acier, l'armure du mort-vivant était encore à l'épreuve d'une lame. Son opposant tenta à nouveau de l'atteindre, mais Clodhbert resta hors de portée. La veste blindée était entamée au niveau de la blessure fatale et finissant une passe d'arme complexe, le protecteur de la Dame y plongea son arme. Le revenant tressauta, un liquide argenté s'écoula de la plaie se vaporisant avant de toucher le sol, mais ce n'était pas suffisant pour les restes d'Arthur et son poing d'acier s'écrasa sur l'écu de son tortionnaire. Le bois se disloqua sous l'impact et le chevalier s'en débarrassa. La puissance des runes devenait agissante, couplée avec la résistance du guerrier d'outre-tombe elle en faisait un adversaire coriace.
Les squelettes prenaient pied dans le couloir, il fallait en finir au risque que la situation de ses camarades ne se détériore. Une taille s'écrasa sur les gantelets enchantés, mais ouvrit la garde du putréfié. Les jambes n'étaient protégées que jusqu'aux genoux. La magie impie qui animait la créature renforçait ses os, mais la cheville céda. Le combattant s'effondra face contre terre, immobilisé par le pied de son adversaire, le col était en trop mauvais état pour protéger la nuque. Le jeune homme retourna son épée et s'apprêta à mettre un terme à la malédiction…

Ysabel avait eu l'occasion de voir plusieurs soldats se battre, mais la maîtrise de son protégé était simplement sans comparaison avec tous ce qu'elle avait vu. Malgré l'effet de surprise que la magie procurait au revenant, la seconde âme qui regardait par les yeux de Clodhbert l'avait terrassé avec une apparente désinvolture. Elle croisa le regard de son compagnon et y vit une puissance difficilement contenue par le corps du jeune chevalier.

suite.:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Lun 14 Nov - 4:15

Bien entendu cette loque de revenant doit mourir définitivement au plus tôt !
Et Clodhbert cherche aussi à enlever son casque au plus tôt ! Il sait qu'il a tendance à faire n'importe quoi par la suite.
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Lun 14 Nov - 4:15

Le membre 'Clodhbert de Rouergue' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


augmentation de la passion
Sentiments étranges et diffus (8.)


'D20' : 12

résultat supérieur= augmentation +1 (9.)
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 15 Nov - 17:05

Le cadavre d'Arthur bras de fer expira lorsque la pointe de l'espadon lui sectionna les vertèbres de la nuque. Le feu maudit qui animait le corps de l'ancien templier s'échappa en flammèches bleuté le long du fer. Les autres morts-vivants perdirent peu à peu de la vigueur, la magie qui soudait leurs os se désagrégea et un par un ils s'effondrèrent s'agitant encore un peu mollement avant de finalement s'immobiliser. Les couloirs retrouvèrent leur calme, uniquement troublé par le choc des pierres que les mutants écrasaient sur les crânes.
Le chevalier constata que de nombreux squelettes étaient déformés et les chaires corrompues, certaines boîtes crâniennes étaient cyclopéennes. Comme à l'extérieur le chaos avait posé sa marque dans les souterrains. Avec un soin infini, Toros détacha les gantelets des phalanges putréfiées du revenant, il retira délicatement les restes de cuir moisi et après avoir nettoyé les plaques de métal il les enveloppa avant de les ranger dans son sac. Il farfouilla ensuite rapidement dans les dépouilles, mais ne trouvant rien d'intéressant il s'en détourna. Heinrich s'psalmodiait une prière en rassemblant les corps, un traitement respectueux des restes lui semblait nécessaire pour conjurer la malédiction.
La pièce contenant le tombeau du maître des lieux était elle aussi parfaitement maçonnée, une discrète décoration en bas-relief ornait les pierres représentant des scènes de bataille. Quelques vieilles bannières étaient pendues aux murs à l'endroit oo à l'envers en fonction de leur allégeance, le tissu était particulièrement dégradé rendant méconnaissable leurs couleurs. Une hampe attirait toutefois l'œil, elle semblait faite de bronze oxydé représentant un serpent bicéphale. Les yeux du reptile étaient très sombres, avec des reflets verts. L'objet disposé tête en bas semblait être la pièce maîtresse de cette collection de trophée. Au centre de la pièce, un sarcophage de bois sombre était posé sur un socle, le couvercle portant encore des traces de coup de poing, était arraché. Une niche aménagée dans le fond du cercueil contenait une boite solidement renforcé, mais l'acier était rongé par la rouille et le cadenas n'opposa pas de forte résistance. A l'intérieur de la cassette on trouva quelques pièces de métal précieux, deux chandeliers d'or massif et les restes moisis de parchemins à moitiés illisibles.
Au milieu de ce désordre macabre, Ysabel semblait un ilot de calme, la lueur des torches faisait briller sa chevelure l'auréolant d'une crinière de cuivre resplendissante. La puissance de la damoiselle était visible à sa parfaite aisance dans ce milieu, les situations de crise semblaient lui convenir aussi bien qu'au paladin et ses instructions lors du combat correspondait parfaitement aux romans qui avaient bercé l'enfance du jeune bretonnien. Malgré les circonstances, Clodhbert la trouva très belle et malgré son éducation, très désirables.
L'examen des souterrains appris plusieurs choses à la magicienne, des runes et des associations de symboles semblaient indiquer que Solkan le vengeur était associé à l'ordre d'ébène. Ce dieu revanchard était aujourd'hui en grande partie tombé en désuétude et son culte disparu, mais il gardait l'image d'un ennemi pragmatique et implacable auprès des adeptes de magie noire.
L'énergie surnaturelle d'origine chtonienne qui était entrée en action pour ressusciter les soldats se nourrissait certes de l'environnement, mais n'en était pas la source. Sans instruments adaptés et les conseils de son père, la thaumaturge n'arriva pas à en définir l'origine, mais elle pensait pouvoir en reconnaitre la signature particulière si elle était de nouveau confrontée à elle.
Plus inquiétant, par l'inspection des ossements Ysabel identifia les traces de la haute peste, seul mal capable d'affecter ainsi les corps après leurs morts. La présence de cette maladie démoniaque était inquiétante, car à la connaissance de la jeune femme elle restait contagieuse bien des années après avoir tué ses hôtes. Le visage d'Heinrich couvert d'affreux stigmates s'imposa à l'esprit de la sorcière et elle ne put pas s'empêcher de jeter un coup d'œil à l'adepte de Shallya qui rangeait encore les dépouilles. Le clerc dut sentir son regard, car il releva les yeux et lui sourit. Le cœur mort de l'adolescente frémit. Korr les bras chargés, passa entre eux et ce désagréable moment fut interrompu. Le visage pur de l'écuyer était retourné à ses cadavres, les manipulant avec bienveillance et la poitrine de la vampire s'était de nouveau immobilisée.
résumé des écrits trouvés:
 

Suite:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 15 Nov - 17:52

Les autres avait besoin d'êtres payer, Ysabel avait besoin de trouver ce sur quoi elle enquêtait, et Heinrich éprouvé le besoin de rendre hommage aux morts.
Clodhbert lui rien. D'ailleurs il paraissait plus intrigué par lmagie de son casque plutôt que par les merveilles a disposition. Il n'avait pas besoin d'argent, pas besoin d'équipement rouillé depuis des lustres et il ne se considèrait pas comme un pilleur de tombeaux...
À la rigueur la seul chose qui l'aurait intéressé était les gantelets qu'avait récupérer Toros mais ce dernier c'était déjà servi alors que Clodhbert était encore dans la transmission de combat que lui imposer son casque.
En attendant que tous finissent le chevalier en profita pour regarder son équipement après le combat pour voir s'il avait des blessures ou son armure abîmé .
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 16 Nov - 17:13

De nouveau Toros s'attaqua au chambranle de la dernière porte. Il fallut pour cela déplacer de nombreux cadavres qui jonchaient l'antichambre, leurs âges les rendaient particulièrement fragiles et la tâche prit un certain temps. Lorsque le nain dessella enfin le panneau de marbre, plusieurs heures c'étaient écoulées depuis que la compagnie était descendue sous terre. La pièce dégagée était de petite dimension, les restes de rayonnage laissaient supposer qu'elle devait servir de rangement à un certain nombre d'objet, hélas, le réduis baignait dans une soixantaine de centimètre d'eau saumâtre. Une végétation blanchâtre et invasive couvrait les surfaces émergées dévorant les restes d'ouvrages et d'instruments maintenant méconnaissables. Les mutants rentrèrent en action et sondèrent l'ancienne bibliothèque. Une collection de liquide conditionné dans de couteuses bouteilles de verre sellées à la cire fut remontée, mais les désastreuses conditions de stockage en avait fait disparaitre les étiquettes. Il était toutefois évident pour Ysabel que le contenu avait ou avait eu des propriétés magiques. A part cela, rien d'intéressant ne fut découvert, Koch détacha les cailloux semi précieux qui décorait les couvertures des codex rongés par la vermine et Korr rassembla les restes d'argent de quelque chose qui devait être une arbalète.
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Jeu 17 Nov - 20:23


Pendant que Toros continuait son travail de sape, Ysabel n'était pas resté inactive. L'une des propriétés de nombreux morts vivants étant d'infliger des dommages mortels a partir des plaies les plus anodines elle a pris d'abord grand soin d'inspecter chacun des membres du groupe à la recherche d'éventuelles blessures. S'attardant particulièrement sur Heinrich, moins sur les mutants. Au titre d'autorité magique elle a aussi entrepris de collecter tout ce qui risque d’être sorti de la tombe, examinant chaque objet a la recherche des couleurs significatives des vents de magie, n’hésitant pas a exagérer un peu le décorum nécessaire a cette évaluation, et surtout le danger potentiel d'un objet qu'elle n'aurait pas analysé. Une démarche qui vise surtout a éviter qu'un des hommes de main ne fasse main basse par erreur sur une pièce véritablement magique.

Cela fait, elle fait mine ensuite de s'occuper comme Heinrich du salut des cadavres, et en profite pour aller incanter a voix basse les mots secrets qui vont lui permettre de parler la langue des morts et des esprits, et surtout de comprendre ce qu'ils disent. Hors de question de quitter les lieux avec un si piétre butin sans s'assurer que la tombe ne contient pas autre chose.

Et qui pourrait mieux le savoir que ses occupants ?

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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 22 Nov - 13:07

L'incantation du sort provoqua un léger contrecoup, l'absence de bâton empêché de dériver ce type de désagrément aux forces telluriques et Ysabel sera les dents, le temps que le malaise passe.
La tombe bruissait d'innombrables plaintes inaudibles aux oreilles des mortelles, cela en était même assourdissant, l'air trop riche en magie corrompu leur donnait une force peu commune. Hélas même si les paroles mortes s'exprimaient avec plus d'intensité, elles étaient toujours aussi obsessionnelles et incohérentes. La jeune nécromancienne dut les isoler une à une pour obtenir des réponses à ses interrogations. La première appartenait à un soldat fanatique que le décès avait fixé sur l'attaque d'insectes monstrueux. Les deux fragments d'âmes suivants portaient la trace de la haute-peste et la sorcière s'en détourna rapidement. Le quatrième enfin s'avéra plus instructif et pour cause ce templier avait personnellement terrassé le porteur de la bannière ennemie celle qui semblait donner une endurance inhumaine aux attaquants. La description enfiévrée de l'esprit correspondait à la hampe aux serpents.
Les courants perturbateurs rendaient malaisé de percevoir la couleur dominante de l'aura des objets, mais un examen plus attentif de la pièce d'airain vert-de-gris révéla à la magicienne un important fluide de Shyish. Une analyse plus poussée dans un lieu plus neutre serait toutefois nécessaire pour définir les détails de l'enchantement.

L'inspection des aventuriers ne révéla aucune blessure, un coup de masse n'avait laissé à Toros qu'une belle ecchymose et l'armure de Clodhbert avait parfaitement protégé son propriétaire, les mutants eux aussi se portaient comme des charme. Aucune arme n'avait approché Heinrich, mais l'exposition de sa peau nue provoqua de nouveau un soubresaut dans la poitrine de la jeune femme. En se concentrant sur son examen, un détail focalisa son attention, le corps de l'écuyer était couvert d'une très discrète aura lumineuse. Ysabel la remarqua davantage grâce à l'absence de ténèbres à la surface de l'épiderme du disciple de Shallya, mais une fois qu'elle l'avait perçu, cela était évident. Le phénomène ne semblait pas d'origine divine vu qu'il demeurait lorsque la prière cessait et son compagnon affirma ne pas bénéficier de sort protecteur, la sorcière n'ayant pas senti d'objets aux propriétés magiques elle en conclut que le serviteur du chevalier attirait naturellement le vent d'Hysh.

Personne n'avait tenté s'escamoter le moindre objet et excepté pour nain cela était évident pour la demoiselle, les deux bretonniens étaient au-dessus de toutes suspicions et les presque-humains avaient développé une servitude envers sa personne qu'inexplicablement elle savait sincère.

La fouille était désormais finie, il était temps de partir. Toros demanda s'il fallait refermer le tombeau et Heinrich demanda du temps et l'assistance de la magicienne pour re-consacrer les lieux. A l'extérieur il faisait toujours très sombre, un ciel uniformément anthracite semblait aspirer les sources lumineuses les rendant ternes et à l'efficacité limitée.


suite...:
 
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 22 Nov - 13:08

Quand le groupe ramait en direction de Calden Clodhbert ne pouvait s’empêcher d’éprouver un soulagement…

Dans le marécage le radeau flottait avec un tel silence que le moindre bruit naturelle, ou pas, tous était alertés.

Toros en éveille autant que les autres, signala en premier un étrange phénomène, par chance il avait repéré plus loin, grâce à un reflet hasardeux, des vaguelettes qui ne se créait qu’en même temps que les coups de rames. Une créature les suivait et elle suffisamment maline pour bien choisir les moments où elle était le moins discrète…

Les coups de rame cessèrent et les vaguelettes. Si cette bête remontait régulièrement à la surface c’était soit qu’elle ni voyait rien sous l’eau saumâtre et devait donc remonter pour surveiller ses proies soit qu’elle ne respirait pas sous l’eau…

Les mutants aquatiques se mirent à l’eau, Clodhbert leur avait demandé de s’éloigner pour prendre l’attaquant à revers si le cas se présentait. Sur le radeau le reste de l’équipage attendit un moment sans que l’attaque ne survienne… La décision fut prise Alors d’approcher le radeau d’une rive.

Les quelques coups de rames produisirent le même effet : les vaguelettes réapparurent à quelques distances de là, un soudain un poisson monumentale surgit des flots pour attaquer le radeau l’attaque fut brève et la créature ne chercha pas la lutter, Clodhbert écarta Heinrich de justesse pour qu’il ne se face pas happer et la créature replongea dans l’eau sans faire de remous…

Le monstre était un étrange mélange entre un silure et une grenouille. Des nageoires semblables à des pattes, et des écailles si fines qu’on aurait dit une peau très lisse…

« _ Ne sortez pas encore »

Clodhbert d’adresse aux amphibiens du groupe. Le radeau était à l’arrêt et tous attendait une nouvelle attaque. Maintenant que la créature savait où se trouvait sa cible elle ne se montrait plus en surface. Si Comme le chevalier l’espérait ce n’était rien de plus qu’une créature sauvage mutée par magie elle devrait abandonner à la moindre blessure. Tous brandissaient une arme dans l’espoir de faire saigner ce monstre.

Encore une fois quand l’attaque survint et le poison visa encore Heinrich… A cause de la tension palpable tous eurent le même réflexe ! Ysabel, Clodhbert et Toros embrochèrent le batracien. La bête saigna abondamment et s’éloigna définitivement sans chercher à ce caché pendant sa fuite préférant la vitesse plutôt que la discrétion.

Les mutants remontèrent à bord et bientôt les palissades boueuses de Calten apparaissaient.

« _ Maintenant il nous faut un plan… Le soleil à beau être levé luminosité n’est pas très fort pour autant… Je pense qu’on aura une certaine facilité pour rentrer dans le village mais le traverser sera plus dure, le répurguateur aura peut-être remarqué notre absence…  Qui se désigne pour partir en éclaireur ? »

Heinrich aller se désigner mais Ysabel lui fit baisser sa main. Clodhbert ne paraissait pour personne le plus indiquer pour ça et il ne valait mieux pas que les mutants soient trop exposés… Quand tous eurent fait le chemin de cette réflexion dans sa tête Toros fit un grognement de réprobation…

« _ Rooo….C’est bon j’y vais… Restez là et attendez mon signale. »
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Lun 28 Nov - 15:44


-Bon, ça suffit, on a assez attendu.

Et tant pis si ça ne fait pas si longtemps, mais le bateau est deux pas, et attendre dans ce marais puant en sachant qu'il suffit de traverser le village pour ficher le camp de ce trou, ça va bien deux minutes, mais pas plus.

-Vous deux, vous prenez tout ce qu'on a rassemblé dans la tombe, et vous rejoignez le bateau discrètement à la nage dés qu'on aura quitté le port. Sans ses affaires, je vois vraiment pas ce qu'on pourrait nous reprocher de toute façon. Alors inutile de se cacher.

Les deux mutants récupèrent le matériel sorti de la tombe et se fondent dans les marais pendant que chevalier et compagnie reprennent la ou Toros les a laissé. Traverser le village pour rejoindre le navire. Une entreprise relativement anodine malgré les efforts marqués du surveillant local qui, fort de son autorité, se permet de les ralentir un long moment sous divers prétextes avant de finir par convenir de mauvaise grâce que, comme prévu, il n'a rien de vraiment concret à leur reprocher, et qu'ils ne transportent ni reliques chaotiques ni perles d'eau de contrebande.

Le navire lève l'ancre, les mutants le rejoignent sans encombre dés que le quai disparait dans le brouillard, et la compagnie peut savourer un retour sans histoire vers Marienbourg la marécageuse.


Retour pendant lequel Ysabel s'assure de s'occuper elle même du partage du butin. La hampe reste avec elle le temps d'étre remise au commanditaire, les gantelets reviennent à Clothbert, les monnaies directement utilisables sont partagés en part égales entre les membres, Toros étant chargé d'écouler tout le reste une fois à Marienburg et de transformer perles et butins en valeur plus pratique a partager.

Clodhbert:
 
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mar 29 Nov - 16:59

Marienburg automne

Une pluie lourde et froide tombait sur la ville, faisant grossir le Reik, inondant les quartiers pauvres et trempant quiconque n'était pas à l'abri. Les caniveaux saturés charriaient les immondices accumulées dans les rues. L'ogre détrempé qui guidait le groupe au milieu de ce déluge faisait peine à voir, ses vêtements bouffants pendant piteusement le long de ses membres. Il se tourna vers le groupe pour leur designer quelque chose, mais l'averse rendait ses propos inaudibles et la visibilité était nulle. En hochant ses grosses épaules le colosse reprit sa marche pour finalement s'arrêter devant une petite porte cochère. Les battants s'ouvrir sur un passage couvert occupé par une demi-douzaine d'individus armés. Les gouttes tombaient si fortement des deux côtés du porche qu'on y était gère à l'abri, les hommes d'arme portaient les insignes de la guilde des gardes du corps de Marienbourg et firent descendre Clodhbert mais, malgré leur méchante humeur et leur suspicion, on laissa Ysabel dans la voiture. Une fois que les vigiles se furent assurés de l'identité des visiteurs, le petit carrosse traversa une cour et se retrouva enfin au sec dans les petites écuries. Un majordome impeccable les accueillit et les convia à rentrer alors qu'un deuxième ogre, les chausses couvertes de purin déchargeait les prises de l'expédition. Le butin fut interposé dans une pièce où un repas attendait les aventuriers. Une cheminée réchauffait l'air et un domestique remplaça les vêtements mouillés du chevalier par un manteau d'intérieur brodé. La jeune femme, magiquement épargnée par les éléments s'épargna un air piteux et était aussi élégante que d'ordinaire.


Quelques minutes après qu'ils se soient attablés et que la première bouteille de vin est été décachetée, arriva Ambrosius Ehinger. Son air jovial habituel avait disparu, sa mine paraissait soucieuse et avait l'éclat terne du manque de sommeil. Il était toutefois toujours parfaitement toiletté et poli. Il salut aimablement la sorcière et le paladin et leur présenta les deux hommes qui l'accompagnaient. Le premier était incontestablement un mage du collège doré, il en possédait tous les attributs et code vestimentaire, il s'inclina faiblement et salua de manière très protocolaire celle qu'on lui présentait comme une consoeur. Le second était un individu d'une quarantaine d'année, habillé sobrement et au caractère plutôt effacé. L'alchimiste était le Maître Gustavus Certificats numéros 47 de l'ordre de Chamon, l'autre était l'érudit qui avait traduit le codex de l'ordre d'ébène et se nommant Gélimer Heudebourg.

Le marchand s'assit en face d'Ysabel et lui demanda des nouvelles de l'expédition. L'énumération des trouvailles magiques ne sembla pas l'intéresser outre mesure, il parut en revanche plus peiné de la faible quantité d'écrit exhumé. Entretemps, le Thaumaturge inspecta les trouvailles, les analysants à l'aide de poudre réactive qui d'évaporaient au contact des objets. L'observation des fumées au travers d'une lunette d'or paru le satisfaire et il chuchota ses conclusions à l'oreille de l'armateur. Quoi que de forces déclinante, la vampire avait encore les sens suffisamment aiguisés pour en comprendre le principal : le mage confirmé son diagnostic. Ambrosius désigna l'empilement de trésor au monstrueux palefrenier qui les récupéra d'une seule brassé avant de quitter la pièce suivit du diplômé d'Altdorf.

Un instant de silence s'installa uniquement troublé par les bruits de mastication du second ogre. L'échevin soupira, puis repris.


-Maître. Mes cauchemars ne semblent pas vouloir cesser, ils sont maintenant systématiques et bien plus menaçants. Dans la plupart d'entre eux un géant menace de ne traverser d'une épée ou de m'écraser avec sa masse si je n'entreprends pas une action dont je ne comprends pas la nature. D'autre fois je suis perdu dans un désert couvert de cadavre en train de bouillir et une montagne m'attrape avant de me dévorer en ricanant. Ces songes s'accrochent même après mon réveil se superposant à ma vision et nuisent grandement à mes affaires. Je veux que cela cesse, les richesses des tombeaux ne m'intéresse que de manière secondaire, employez-vous à découvrir la source de mon mal et de le lui faire comprendre d'aller tourmenter quelqu'un d'autre. Si vous acceptez de vous en charger je ne serais pas ingrat. En plus de l'aisance financier je me ferais fort de vous obtenir votre diplôme de maîtrise auprès de votre collège et un de mes obligés pourrait s'atteler à faire restituer à votre compagnon sa pleine liberté de mouvement en Bretonnie et même le nommer à un poste prestigieux s'il le souhaite. Obtenez des résultats, obtenez-les discrètement et par la bourse d'Hangrich je vous mettrai hors du besoin.
L’ouvrage que nous possédons sur l’ordre d’ébène, contient l’emplacement codé de quatre autres tombeaux. Monsieur Heudebourg est tout entier à votre disposition pour l’analyse des nouveaux documents, dit moi ce dont vous avez besoin pour vos recherches et je ferais en sorte de vous l’obtenir.



A l'évocation de son nom l'érudit leva le nez des feuillets dégradés qu'il manipulait avec une infinie précaution et s'inclina devant Ysabel.


-Le codex a une construction étrange, l'intérêt des informations qui y sont cachées sont pour le moins déroutantes, qui a écrit cet ouvrage ? Pourquoi et surtout pour qui ? Cela m'échappe encore, mais en recroisant avec ses nouveaux écrits, je pense que nous en apprendrons plus sur cet ordre. J'ai ici une carte de la localisation probable des autres sépultures, il semblerait que ses guerriers est pour habitude de les construire sur les lieux de leurs combats pour « marcher sur le visage de leurs ennemis ».

-Mon pied à terre de l'ile des docks et toujours à votre disposition. Considérez ce logement comme votre propriété le temps que cette affaire soit réglée. Puis-je encore compter sur vos services ?
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   Mer 30 Nov - 13:16

quelque part dans les marches de la bretonnie:
 

entre temps Rêverie de Clodhbert:
 
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MessageSujet: Re: Acte 2: L'ordre d'ebene   

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