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 Songes recurant

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Hagen

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MessageSujet: Songes recurant   Ven 11 Nov - 10:30

Le claquement de la fermeture de la visière résonna dans son casque. Il effectua quelques mouvements de tête pour que le capitonnage se positionne convenablement. Sa main droite se referma sur le manche de sa réconfortante hache d’arme, il était prêt. L’appréhension de son premier combat s’évanouit, une sonnerie de trompette retentit, il fit avancer sa monture vers le centre de la lice. Il entendait à peine le martèlement enthousiaste du publique  Il sentait son destrier nerveux, mais la bête répondait parfaitement à ses légères instructions, il était de plus en plus en confiance, il salua l’assemblée réajusta sa guige et avança encore. Au travers de l’étroite visière il pouvait voir son adversaire approcher, son armure décorée, ses couleurs resplendissantes et sa masse à ailette argentée.  L’heure était venue de monter à tous ce qu’il valait.

Au premier coup d’éperon son cheval s’élança vers la gauche, il déporta son poids sur l’étrier droit, feignant de peiner à maintenir son assiette et lorsque l’autre chevalier arma une frappe haute pour en profiter, il effectua un rapide couronné qui le toucha sous le biceps  au défaut de sa targe. Il jubila, cette botte enseignée par son maître avait parfaitement fonctionné. Il fit volter sa monture la mit au pas et aussitôt à porté martela son opposant. L’autre était expérimenté et fort, mais tous ses coups étaient prévisibles, aucun ne semblaient pouvoir le mettre en défaut. Il enfonça une spallière, écorna le heaume et saccagea le cimier. Un revers fit basculer le crane de son adversaire en arrière et il acheva de le déstabiliser d’un coup de bouclier dans l’aisselle. La foule hurla lorsque le chevalier chuta lourdement. Il avait vaincu, il n’était qu’écuyer et venait de faire mordre la poussière à un habitué du circuit. Il n’avait pas vingt ans son armure ne portait aucune trace de coup et il était victorieux. Il bouillonnait de fierté, mais il mit pied à terre, fit reculer les valets qui s’étaient précipités au secoure du vaincu et lui ouvrit lui-même la visière pour s’assurer de son état. Le blessé sortit péniblement son épée et bien qu’elle ce soit cassé dans la chute il la lui tendit.  Ses mains se refermèrent sur le gantelet et refusant la soumission il lui déposa sur la poitrine. L’assistance félicita ce geste d’humilité et ovationna lorsqu’il renonça à ses droits sur la monture du vaincu.

Généreux, humble et redoutable, voila le nouveau chevalier que vous allez devoir connaitre pensa-t-il


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Le messager jaillit de la ligne des arbres au triple galop. L'état major se sachant tellement proche de l'ennemi sursauta de cette arrivée soudaine, les grades du corps épauleraient même leurs arbalètes avant de s'apercevoir de leur erreur. Le cavalier, un jeune soldat de moins de vingt ans le visage marqué par la fatigue, faillit vider les étriers en tentant de faire freiner sa monture.


-Général ! Hurla-t-il une réelle panique dans la voix. La porte nord de Basdahl est tombée, les monstres sont dans la ville, ils massacrent tout le monde, venez vite.


Le gros connétable blêmi. Il sait sa femme et ses enfants dans la place. Quel manque de chance, l'expédition visant à briser le siège a mis près de quatre semaines à arriver et il faut que les rejetons du chaos entre dans les murs alors que l'armée se trouve à moins d'une heure de marche.


-Maître Vorhodim faite activer la troupe, par Ulric !


Il est impuissant. L'infanterie doit faire un large détour pour avoir la place de manœuvrer et il a disposé nos principaux escadrons de cavalerie en queue de colonne pour ne pas les exposer aux embuscades. Sa prudence et son dogmatisme se retourne contre lui, il le sait, où tirera cette conclusion bientôt et il pourrait faire des bêtises. L'Ar-Ulric n'aurait jamais dû insister pour qu'il soit à la tête de cette colonne, maintenant la peur de perdre sa famille risque de nous mener tous à la catastrophe.


-Comte Hoelchuffem ! Ordonnez à vos milices rurales de franchir le cours d'eau à la première occasion et d'engager l'ennemi par le plus court chemin !


Ça commence, il panique. Changer un plan de bataille dans la précipitation dans un terrain aussi dense c'est courir au massacre. Je vais l'aider, sinon ça va mal tourner.


-Ne changez pas les instructions, Monseigneur. Votre première stratégie était bonne, maintenait là et écrasez ses monstres avant qu'ils ne retournent se terrer dans leur forêt immonde. Avec tous les volontaires de votre entourage, j'irais en ville afin de protéger votre famille et les habitants le temps que vous arriviez. Par Sigmar je le jure.


Voilà, c'est l'avantage de ma réputation, pas un n'aura le cran de me contredire. Je dois même tranquilliser beaucoup de monde. Dommage pour les types qui devront m'accompagner.


-Von Evrec, Dietrich, chevauchez avec vos sections à sa suite ! Sauvez mes sujets, chevalier ! Que le maître de l'hiver vous guide et arrête ses mutants.

-Avec moi, soldat, j'offre mon cheval à celui qui tue plus d'ennemis que moi !


Comptez pas trop là-dessus, les fils à papa. On n'est plus à la parade.
J'éperonne mon destrier. Devant moi une population en détresse attend un héros.

§§§§§§§


Le soleil se couche, déjà Mannslieb est visible dans le ciel et la silhouette qui vient d'apparaitre à l'angle de la rue appartient à un humain. Il porte les couleurs de la guilde des patrouilleurs du Middlenland, ils sont rentrés dans la ville par la même bêche que l'ennemi et sont en train d'en nettoyer les rues. Plus aucun gors ne viendra tenter sa chance dans l'hôtel particulier. Mon marteau d'arme me glisse des mains, la famille du connétable Rompol est en sécurité. D'après ce que j'en sais les hommes-bêtes ont abattu une courtine vers six heure, je me suis présenté devant la porte Est au petit jour et depuis ce moment je lutte. J'ai perdu le compte des monstres que j'ai tué et des habitants qui sont morts à mes côtés. Rapidement les mutants ont arrêté de se déverser dans les ruelles pour partir lutter contre l'armée de secours, mais ceux qui sont restés étaient enragés, s'efforçant de commettre le plus d'atrocité possible. Trouver la femme du général n'avait pas été trop durs au vu des dimensions de son domicile, la maintenir en vie avec ses gamins s'était par contre avéré un défi d'une tout autre difficulté tant le logement semblait attirer les pillards. Plus les voisins accouraient vers nos positions plus les cornus étaient nombreux. J'ai vu des bourgeois se faire hacher sur place pour que leurs femmes puissent ériger des barricades avec leur corps. Des enfants sachant à peine parler porter des projectiles ou de l'eau aux soldats. Ce soir les habitants survivants ne sont que des veuves et des orphelins, mais ce sont tous des veuves et des orphelins de héros.
Je m'assois un peu, mon corps me trahi. C'est décidé dès aujourd'hui j'arrête de perdre mon temps dans les bals et les tournois. Demain je partirais sur les routes et je massacrerais toutes les choses immondes qui infestent l'empire et tuent sa population. Alors que des têtes cornues et des faces bestiales surgissaient devant moi, j'ai compris la raison du don que m'ont donné les dieux. Ils m'ont fait pour être le rempart de l'humanité et la Némésis de ses ennemis. Me contenter de petite victoire, n'est pas à ma mesure, il est temps que je me réalise enfin.


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MessageSujet: Re: Songes recurant   Mar 29 Nov - 17:08

Rêverie


Le sanglebouc grogna lorsqu'il le fouetta sans ménagement, au prix d'un gros effort les bêtes réussirent à s'extraire du bourbier dans lequel elles étaient empêtrées. Les cordes qui les reliaient à l'attelage gémirent, mais tinrent bon et à son tour le chargement sortit de la glaise. L'odeur était affreuse, plusieurs des corps enchevêtrés qui constituaient la macabre cargaison étaient déjà en partie décomposés, la plupart des autres étaient couverts de plaies sanglantes et les relents d'entrailles perforées se mélangeaient aux sangs nauséabonds. Mais tout cela avait un gout de victoire. Tous ses cadavres ne commettraient plus d'atrocités et allaient même être plus utile que de leurs vivants. Du haut de sa monture, il frappa encore le goret faiblard, plus par haine de ces monstruosités que par nécessité. Le curieux chariot continua sa route au travers des bois, laissant derrière lui une large trainée de boue ensanglantée.

La piste aurait pu être suivi par un brays aveugle, mais ça faisait plus d'une année qui chassait dans ce territoire perdu et sa réputation devrait dissuader ses poursuivants le temps qu'il arrive à destination. Un vrai chef de harde n'aurait pas laissé passer l'occasion de terrasser un adversaire de sa mesure, mais celui qui régnait sur ce secteur trônait en haut de la pile de victime et son char servait d'attelage pour les dépouilles des gors ayant voulu prendre sa place à sa mort. Les mutants qui le suivaient à distance n'étaient que des créatures inferieurs, craintives, mais le chevalier savait que ça pouvait changer très vite, l'esprit de horde de ses abominations pouvait très vite transformer le plus tordu des ungors en chasseur enragé si un chef se présentait.

Au détour d'un vallon il arriva enfin face à un imposant rocher percé. Le crane d'une imposante créature reposait depuis des siècles dans le renfoncement du menhir. La pierre marquait d'extrémité du territoire de l'homme-gris. Après la crête suivante, les suppôts du chaos ne pourraient plus le pourchasser sans s'exposer aux courroux du maître des lieux. C'était leurs dernières chances de tenter quelque chose et le chasseur ferma la visière de son casque pour s'y préparer. Il éprouva un regret de ne pas encore posséder un gorgerin, mais les contraintes de sa nouvelle vie lui avaient fait renoncer à de nombreuses de pièces de son armure. Les dernières plaques étaient crasseuses et cabossées, elles auraient fait rire le tournoyeur qu'il était, mais la souillure du chaos devait être combattue et son talent pour la violence n'avait jamais été autant éprouvé.
Aucune attaque ne se produit avant qu'il  fasse franchir un cercle des piques de fer torsadées à son traineau. Au milieu d'une vaste clairière une imposante bâtisse constituée de blocs de pierre et de gros troncs à peine équarris crachait une épaisse fumée noire. Le chevalier sourit de contentement, avec l'offrande qui avait réussi à trainer avec lui, il obtiendra surement une arme à sa mesure.
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Hagen

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MessageSujet: Re: Songes recurant   Ven 24 Mar - 17:10

-Vous déraisonnez ! Après ce que je viens de vous dire, ces projets sont blasphématoires ! Votre notoriété ne vous protège pas de la damnation et aucune arme ne peut tenir les dieux noirs à distance, seul la foi le peut. La foi et l'humilité.


L'ecclésiastique semblait furieux et il était peu probable de cela soit bon pour lui au vu de son grand âge. Immédiatement ses subordonnées se précipitèrent pour lui venir en aide. Le jeune novice qui a son entrée dans le temple l'avait regardé avec tant d'admiration ne le dévisageait plus qu'avec colère, en tentant de calmer la crise de toux qui tordait le frêle patriarche.


-Vieux fou ! A moi seul j'ai tué plus de serviteur du Chaos que tous les prêtres que tu as formé.

-Ludwig, votre désaccord ne vous permet pas de remettre en cause  les mérites du Cardinal. Il est celui qui tua Conrad l'aposta et mit fin à la guerre de l'hérésie..


L'homme qui avait pris la parole était le prêtre impassible qui priait non loin pendant tout l'entretien. Cet homme était son compagnon de route. Ses genoux nus étaient marqués par la pierre sur laquelle il s'était agenouillé depuis de nombreuses minutes, alourdit par son armure. Le guerrier ne semblait pas souffrir du manque de confort et malgré la dispute, ne montrait pas de signe de colère. Son calme sembla se communiquer  à toute la pièce comme une aura et les spasmes du vieillard cessèrent. Lui-même reprit plus tranquillement


-Il aurait purifié la Sylvanie, que ca ne changerait rien. Il n'est plus capable de protéger les sujets de l'empereur il n'a donc rien à interdire à ces chevaliers. Ni refuser qu'ils ne se dotent des moyens nécessaires à l'accomplissement de leur devoir.


-Craint ton orgueil Grosswald. Car il se déguise de ton devoir et derrière lui marchent de noires vertus.

-Vos reflexes de bigot vous rendent frileux. Avec ses informations un coup terrible peut être porté à nos ennemis. Je vous le répète : je retrouverais ce « graal » et le détruirai.


Le visage du vieux vira au rouge, il était inutile de rester, la discussion ne donnerait plus rien. Il tourna donc le dos à l'ancienne légende et se dirigea vers la porte sous les regards hostiles des sous fifres. Dans son dos le doyen haletant appela :


-Père Friedrich…Suivez cet insensé, retenez le,.. Empêcher le…

-Telle à toujours était ma tâche, Cardinal. Répondit le prêtre avec son éternel ton calme.


Il n'avait pas encore quitté la pièce que son compagnon était déjà à ses côtés, apaisant et indispensable, comme depuis leur rencontre.


-Tu compte partir pour la Bretonnie ?

-Oui, le climat ici devient malsain et cela sera une quête à ma mesure. Cette coupe a suffisamment contrecarré nos efforts.



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