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 Acte 3 : Par des chemins fluviaux

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Ysabel

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MessageSujet: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 9 Déc - 16:02

Préparer la suite de l’expédition avait pris presque une semaine d'intense activité. Et nul doute qu'en temps normal, la mise en place d'un tel départ aurait pu être bien plus long. Mais la volonté d'Ambrosius était claire, et le riche marchand avait fait tout ce qu'il avait pu pour faciliter l'expédition et rendre son départ aussi rapide que possible.

Carte:
 

L'examen des tombeaux sur la carte avait mis tout le monde d'accord quand a l'usage des voies fluviale pour les visiter tous. Depuis toujours, les fleuves étaient les principales routes commerciales de l'empire, et a l'exception de la plus lointaine, la position des tombes indiquait sans doute possible que les hommes de guerre de l'ordre d’ébène les avaient employés aussi pour se déplacer.

Cela posé, ne restait au marchand qu'a trouver de quoi rentabiliser en partie le transport de sa compagnie d'aventurier. Et il ne fallut pas longtemps à ce qu'il trouve une cargaison de produits locaux propres à êtres échangés contre d'autres a Altdorf, avant d’être vendus un bon prix à Talabheim.

Trouver navire et équipage ne fut qu'une formalité de plus, et l'essentiel du temps pu être consacré aux aménagements essentiels, notamment l'ajout d'une place pour les chevaux et d'une cabine individuelle équipée d'une baignoire, demandée par Ysabel, ayant bien compris que dans la limite du raisonnable, le cher marchand était prêt à céder a tout ses caprices dans l'espoir d’être débarrassé de ses problèmes de sommeil.

Bateau:
 

Et cinq jours a peine leur retour en ville, l'intégralité du groupe, Ysabel ayant insisté pour garder Toros et les trois mutants, rejoignaient les cinq hommes composant l'équipage du joyeux Triton, une galiote de taille moyenne comme on en trouve tant sur les fleuves impériaux. Un bateau solide, a fond plat, et capable de naviguer aussi bien à la voile qu'a la remorque suivant la largeur du fleuve.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 13 Déc - 8:37

un petit rajout de Hagen:

Le pont de la barge amarrée était occupé par un groupe d'hommes concentrés sur un baquet retourné sur le fond du quel roulaient des dés. Les jurons et les ricanements s'arrêtèrent lorsque qu'Heinrich se joignit à l'assemblée.


-Capitaine Wilhelm Let ? Les membres de votre société d'arbalétrier m'ont indiqués que je vous trouverai ici.


Un homme d'une quarantaine d'année se tourna vers lui. Un visage maigre, disgracieux dont la barbe clairsemé avait du mal à couvrir d'anciennes traces de petite vérole. Une vieille fracture de la mâchoire déformée son côté droit et devait encore le gêner, car il se grattait régulièrement la cicatrice. Une curieuse ceinture de dandy aux clous d'or abimés fermait un pourpoint défraichi. Un béret fendu de velours aux plumes cassées, couvrait une calvitie prononcée. Des chausses de gueux enfilés dans des bottes craquelées du meilleur cuir complétaient sa tenue pour le moins disparate. Il ressemblait à un bandit de grands chemins dont la dureté de la vie n'avait pas permis l'entretien de ses rapines vestimentaires de luxe. Une arbalète reposée entre ses jambes et des empennages de carreaux dépassés de son havresac.


-Et qu'est-ce que tu lui veux ?

-Lui dire qu'un homme généreux et prêt à faire lever la saisie de son bateau, s'il est prêt à repartir en voyage.

-Il n'y a pas d'homme généreux dans cette ville. Mais je suis prêt à accepter tout marché qui me permettra de respirer autre chose que l'air vicié de ce port de malheur. On part quand ?

- Sitôt la fête de Manann passée vous avait juste le temps de remettre votre bâtiment en l'étât et y faire des modifications.

-Quelles modifications ? Interrogea le batelier en fronçant les sourcils et congédiant les autres joueurs.


L'écuyer déplia une feuille de papier et la tendit au marin, qui mit un moment à comprendre le schéma représenté. Puis, le jeune homme lui ayant indiqué ce que représentait le cercle qui occupait la cale élargie, un rictus fit apparaitre la dentition mutilée du capitaine qui ajouta


-J'ai jamais convoyé ce type de marchandise. Ça s'annonce moins salissant qu'une contrebande ordinaire.

Profils :
 
###########en attente#######
Clodhbert commençait là le plus long voyage de sa vie. Aldorf était une ville de légende depuis le fin fond de sa campagne bretonnienne.
Ainsi il découvrait la vie à bord d'un bateau surcharger entre l'équipage, les passagers et les marchandises. Tous le monde semblait traiter Clodhbert avec presque autant de déférence qu'Ysabel. Ce à quoi il devait encore se forcer pour ne pas être étonné. Il s'empechait systématiquement d'aller vers les Matelots pour discuter avec eux de leur métier et des techniques de navigation. Il passait c'est journée là, en armure et en épée, pour montrer à tous le monde sont rôle de guerrier du groupe et son rang de chevaliers. Mais surtout il tentait de ne pas gêner le mouvement de l'équipage lors des manœuvres.
Aussi, en réalité Clodhbert ne faisaient rien de ses journées. Il faisait les cents pas, pratiquait la musculation entretenait son armement avec Heinrich.
Aussi à force d'ennuis il finit par aller trouver Ysabel il toqua à la porte de sa cabine et après en avoir reçu l'autorisation il entra dans la cabine de la belle. Il était en armure et porter sous son bras, son casque. Elle, était attablé devant un énième livre légèrement décoiffé, l'intense concentration dont elle faisait preuve la distrayait suffisant pour détourner quelque peu son attention de son apparence. Ce qui lui donnait un charme fou !


"_ Que puis-je pour vous Sir Clodhbert ?
_ Je sais que vous avez du travail mais je dois vous parler d'un problème. Votre employeur fais des rêves étranges... Et bien moi aussi... Depuis que je possède ce casque. J'ai l'impression que la vie de l'ancien porteur me reviens... Je ne sais pas de qui il s'agit mais je soupçonne qu'il a très mal tourné. Et je vois l'effroi dans le regard des autres après que j'ai utilisé ma salade, je vois bien le mécontentement d'Heinrich... De ce fait j'essaie de m'en servir que le moins possible... Je ne rends pas compte à quel point la situation est grave ou pas mais avec le temps qui long ici j'ai fini par me décider à vous en parler."
-De la même façon que certains esprits sont si puissants, ou si dévoués a une tache qu'ils arrivent a perdurer au delà de leur mort physique, certains esprits imprègnent de leur volonté les objets qu'ils ont portés leur vie durant. C'est ce qui se passe avec ce casque. Quand tu le mets, tu entres en contact avec l'esprit défunt de son principal propriétaire. Et lui avec le tien. Il tente de s'emparer de ton corps en le prenant probablement pour le sien. C'est ce qui explique les souvenirs étrangers qui se mélangent aux tiens, et l'habileté à l'épée que tu manifestes.
 
_ Je dois arrêter alors ?
 
 -Je ne sais pas... Je suppose que le risque le plus important serait que tu sois possédé par l'esprit. Celui ci obtenant ainsi une nouvelle vie, et une nouvelle chance d'accomplir ses objectifs. Mais avant d'en arriver la, énormément d'autres choses peuvent arriver. L'esprit peut se révéler incapable de réussir ce tour de force. Il peut aussi être vaincu par un esprit plus fort qui le plierait à sa volonté et l'obligerait à obéir. Comme il peut aussi être contacté et s'avérer ouvert au dialogue, voire à un partenariat.
 
Les esprits des hommes sont avant tout des hommes. Et s'ils ne sont pas contraints par la magie, on peut tenir avec eux des discussions et passer des accords assez semblable a ceux qu'on passerait avec des vivants.
 
Jusqu'ici, l'esprit n'a fait qu'aider a ta survie. As tu perçu autre chose pendant les combats ? Des pensées ? Un but ?
 
_ De la haine… C’est le genre d’indice qui me fait dire qu’il y a un problème avec ce casque… Et puis vous vous rappelez de Gildas ? Ce Pèlerin du graal accompagnait un chevalier du graal que j’étais le seul à avoir vu… Gildas devait me tuer si je succombais au mal. Et puis le chevalier du graal m’a pris pour quelqu’un d’autre, une vieille connaissance à lui… J’en suis même venue à me dire, c’était justement l’ancien propriétaire du casque qui était lui-même un chevalier du graal qui avait mal tourné…
 
-la haine n'est pas vraiment un sentiment réservé aux créatures maléfique. Et si le chevalier du graal a vu un danger dans ce casque, il te l'a quand même laissé en sachant très bien que tu le porterais. Ce qui peut vouloir dire qu'il estimait ses avantages plus utile que les dangers encourus...

Si l'esprit est celui d'un chevalier du graal, quel que soit les erreurs qu'il a pu commettre ensuite, il reste l'un des élus ayant été appelé par la dame à boire dans le plus sacré des calices. Est ce qu'un chevalier n'aurait pas beaucoup a apprendre d'un tel homme ?
 
_ Très bien, alors je compte sur vous pour me surveiller…
 
- Tu devrais peut être essayer de le contacter dans un moment ou ta vie n'est pas directement en danger. S'il n'est pas obligé de combattre il sera peut être plus ouvert à un dialogue.
 ###########en attente###########
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 24 Jan - 18:23

Dans les sous-sols d’un fort en ruine, quelque part dans les collines hurlantes.:
 



On n’est pas les premiers à vouloir entrer…Constata Toros devant la dalle d’entrée fracassée. Et au vu de la végétation qui obstruait la porte ça fait un bout de temps.


Une certaine déception se lit sur les visages des compagnons, si des pillards étaient passés avant eux, il ne resterait probablement pas grand-chose d’intéressant à récupérer. Cette découverte prématurée n’avait rien d’étonnant la tombe était vieille, dans une zone beaucoup plus accessible et situé au niveau d’un point aisé à repérer : un ancien château en ruine. Au vu des différents aménagements les lieux avaient été occupé par nombre de créatures, les documents de l’ordre signalé que les templiers l’avait arraché aux mains des orques, mais depuis plusieurs groupes de brigands, patrouilleurs ou chasseur en avait fait un campement provisoire. En furetant quelqu’un avait dû repérer le tombeau et le visiter. Wilhelm interrogea l’intérêt d’y descendre, après tout pourquoi se salir les bottes si c’était pour des prunes, mais Ysabel sentait que les souterrains étaient encore habités. Même si les vents de magie n’étaient pas aussi corrompus que dans les marais miroitant elle sentait qu’un pouvoir était à l’œuvre dans ses lieux, une marque identique au mausolée d’ Arthur était perceptible, cette sépulture aussi était contaminée par la même malédiction.

Le nain alluma sa lanterne en quelque coup de briquer et pénétra dans l’escalier en grommelant. Le reste de l’équipe lui emboîta le pas. Le groupe c’étaient étoffé depuis leur dernière profanation, le capitaine de la péniche les accompagnait désormais, sa précision à l’arbalète était stupéfiante, il semblait pouvoir atteindre n’importe quoi  pour peu que cela ne bouge pas trop vite. De nombreux animaux en avait fait les frais lors du voyage et leurs viandes avaient grandement amélioré le quotidien à bord. Le marin s’était également révélé être un professionnel compétant malgré son penchant pour l’alcool et le jeu.

Les couloirs maçonnés là aussi de facture naine  étaient en bon état. Ils menaient à des catacombes aux parois percés de niches, des corps immobiles s’y trouvaient, mais présentait des traces de combat postérieur à leurs premières morts. Quelqu’un ou quelle  chose semblait les avoir remis à leur place après qu’ils est été détruit. Les armes manquaient également. Les pièces étaient pour la plupart vides  faisant résonner les bruits des vivants. Des chocs sourds leurs parvient du fond du complexe, des pas métalliques retentirent bientôt dans les allées. Les explorateurs se figèrent, la sorcière sentit l’approche d’un puissant revenant.

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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 31 Jan - 8:46

Comme d'un accord mutuelle, silencieux entre tous, Clodhbert se mit au devant. Encore une fois l'étroitesse des couloirs lui fit choisir son épée une main et son bouclier.
C'est Gantelets enserrés les poignées de ses équipements. Et alors qu'il se tenait près à recevoir le mort-vivant Heinrich lui mit son casque sur la tête. 
N'attends ni une ni deux le chevalier donna avec c'est jambes l'impulsion nécessaire à le mettre en mouvement il se laissa ainsi dans une lourde charge pour attaquer le premier !
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Dim 5 Fév - 22:38

PourYsabel:
 


Le revenant avançait pesamment vers les aventuriers, émettant des coassements gutturaux. Il semblait seul, mais une aura glaciale d’une grande puissance émané de lui. La forme du fer de son arme semblait adapté à la chasse aux grands monstres, mais représentait tout de même une menace sérieuse pour le bretonnien tout cuirassé qu’il était.
Probablement surpris par la témérité de la charge de Clodhbert le mort-vivant n’eu pas le temps de le frapper et le paladin le percuta dans un grand fracas d’acier. L’absence de chaire avait considérablement allégé le guerrier qui décolla du sol sous l’impact, mais retomba miraculeusement sur ses pieds, et parvient à resté debout, l’épéiste ne perdit pas de temps à tester l’état de l’armure de son adversaire et lui porta une taille rapide à la tempe exposé, la lame mordit l’os, mais la magie qui animait le templier l’empêcha de pénétrer le crane, préservant son semblant de vie. Le déterré riposta de sa hampe, il était certes léger, mais surtout particulièrement fort, le coup s’écrasa sur l’écu du jeune homme et le fit un instant chanceler, l’adolescent rompit, prêt à dévier l’attaque suivante, mais le cadavre ne semblais pas presser de pousser son fragile avantage. Il changea la position de ses mains osseuses sur la manche de sa lame spectral et attendit le prochain assaut.


Pour Ysabel:
 


L’affrontement avait été très bref, mais Clodhbert était particulièrement confiant. Cet ennemi était assurément un combattant redoutable, ou l’avait été, mais il était moins talentueux que lui. Son armure était incomplète et les lieux n’étaient pas idéals au maniement d’une arme aussi longue. Les compagnons du chevalier se déployaient déjà pour mieux éclairer la scène, le combat serait intéressant, enfin de quoi oublier cet ennuyeux voyage.

Les flammes des torches assombrirent la vision qu’Ysabel avait du revenant. Le même type de magie était à l’œuvre ici, mais malgré la plus grande rareté du fluide qui baignait la région la soldat d’outre-tombe était plus puissant que les précédant. Un esprit fort, convaincu mais confus et désorienté.


Profil:
 

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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Sam 11 Fév - 11:31

Attends Clodhbert ! Recule ! Reculez tous !

Miracle de l'éducation et de la galanterie bretonnienne, une femme crie et par réflexe, le chevalier obéit. Clodhbert interrompt le pas en avant marquant la reprise de l'assaut et demeure en garde, le temps pour Ysabel de débiter aussi vite que possible les inofs qu'elle est seule à avoir.

C'est Sire Wolmar. Tu te souviens des textes ? Les gantelets que tu portes ont étés forgés pour lui. Et il les a reconnu. Il est visiblement maudit mais son esprit ne semble pas pas se trouver sous l'emprise d'un nécromant. Il veut savoir qui tu es...

Et en quelques mots, Ysabel traduit pour le jeune chevalier la poignée de phrases prononcées par le revenant. Et laissant les rênes du dialogue entre les mains des preux, elle s’apprête à jouer la traductrice docile entre le chevalier qui fut et celui qui sera.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 21 Fév - 15:04

Le combat semblait équilibré. Le revenant semblait meilleur que Clodhbert mais son armement l’handicapé et permettait au Chevalier de Quête de se maintenir au niveau.
Mais alors qu’il allait repartir pour un nouvel assaut Ysabel l’interrompis…
Le revenant semblait être celui qui avait forgé les gantelets. Et surtout son esprit semblait saint…
Comment cela se pouvait-il ? Etait-ce vrai ?
Il voulait savoir qui était Clodhbert… Les coups qu’il lui assenait depuis le début ne lui suffisaient pas ?
 
A Wolmar :
« Je suis un servant de la Dame et je cherche le Graal, et quoi que tu dises n’espère pas que je te laisse arpenter ce monde encore longtemps »
 
Clodhbert n’aimait clairement pas qu’Ysabel puisse communiquer avec ce cadavre ambulant mais il devait admettre que la jeune fille avait fait preuve de ses compétences…
 
A Ysabel :
« Ysabel, je vous laisse la prérogative, mais ne me demandez pas de baisser ma garde face à lui. »
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 22 Fév - 17:12

La vitalité des explorateurs était particulièrement alléchant, leurs auras aveuglaient la vision du revenant, son corps maudit réclamé douloureusement cette énergie, les restes de ses mains étaient parcourus de tremblement et Wolmar dut se faire violence pour empêcher son cadavre de planter son arme dans ses corps tout chaud afin de nourrir la malédiction qui le retenait dans ce monde.

Le chevalier lui parlait, le templier percevait son souffle et les mouvements de sa bouche, mais il était incapable d'en percevoir le son, seules les paroles de la femme avaient un sens pour lui. Une lourde puissance dégoulinait de sa frêle silhouette, la démarquant du reste de ses compagnons. Le mort-vivant se tourna donc vers elle.


-Je sens chez vous, la marque du chaos, feriez-vous partie de l'armée que Magnus souhaitait former dans ses collèges ?


Puis devant sa réponse, il redemanda quelles étaient leurs motivations et comment ils étaient entrés en possession de ses gantelets.

Aux yeux de la sorcière, le déterré semblait gravement manquer d’équilibre dans la magie qui animait ses os et cela le rendait instable. La magie noire était très vorace en fluide, elle était bien placer pour le savoir, aussi le vampire pourrait probablement lui en fournir en puisant  dans ses propres réserves. Wolmar semblait une créature utile pour leur mission et elle se savait capable de le détruire s’il devenait dangereux.

Le batelier se trouvait derrière la jeune fille, la tension provoquant des tiques sur son visage disgracieux. Son arbalète était chargé et il n’attendait qu’un signe infime de sa patronne pour ficher un carreau dans le crane du revenant. Si la magicienne ne réagissait pas son équipe allait mettre en pièce cette source d’information.
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 8 Mar - 15:06

-Baissez vos armes, je peux le contrôler.

Assurance toujours, et clairement aucun doute dans la voix d'Ysabel. Et en théorie, c'est vrai non ? Reste maintenant a passer à la pratique en essayant de compenser ce déséquilibre qui pousse le revenant a lutter contre le peu de raison qui lui reste pour les attaquer. Le nourrir de magie ?

Au moins suffisamment de temps pour pouvoir l'interroger sur l'ordre, ses ennemis, et ce qui leur est arrivé a tous autrefois.

-J'ai besoin de calme pour me concentrer, retournez en arrière, s'il y a un probléme je vous appellerai. Clothbert, tu peux rester.
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 9 Mar - 22:55

La nuit était en train de tomber. Déjà l'obscurité régnait sous le couvert des arbres de la berge. La lueur d'un brasero projetait des ombres sur le pont de la barge amarrée. Une agréable odeur de poisson grillé s'échappait des brochettes qui chauffaient au-dessus des flammes. Heinrich un chiffon à la main, fourbissait une lame en regardant avec insistance dans la direction des ruines qu'on pouvait deviner derrière le feuillage. « Elle nous fait quoi, la patronne ? » Jura Wilhelm posté sur le toit de l'embarcation, toujours armé de son arbalète.


-Elle semble être à l'aise avec les cadavres. Plaisanta Toros en rechargeant sa lampe d'huile. Ils font peut-être une partie de gwent pour décider lequel d'entre nous ils vont dévorer…


La remarque sembla déplaire à Koch qui délaissant la cuisine siffla avec colère.


-Ferme-là. Elle a sauvé ton cul de nabot dans l'autre tombeau, alors pas de remarque sur la Dame.

-Calme, l'ami. Je plaisante juste. Rétorqua le nain sur la défensive.

-Garde tes plaisanteries pour tes amis, suceur de pierre irrespectueux. Ajouta Korr en appuyant ses propos en pointant vers le kazalid une baguette équipait d'une tranche de silure fumant.

- Taisez-vous, par Shallya. Les coupa l'écuyer. Cette dispute n'a pas lieu d'être. Occupez-vous de vos tâches, ils devraient bientôt revenir.


Le voleur haussa les épaules et partit pour la proue en maugréant sous les regards suspicieux des mutants. L'attachement des hommes des marais pour la patronne était sans cesse plus fort et ça dégradait l'ambiance parmi les petites mains de l'équipage. Le barbu s'installa sur un tas de cordage et renfrogné, fini de nettoyer sa lanterne. Heinrich vient le trouver


-Maître Toros je vous prirai de ne pas tenir ce genre de propos en présence de Sir Clodhbert. Je le sens dans une grande confusion et il est inutile de fournir de la matière à ses interrogations.

-Pas d'inquiétude, gamin, je serais prudent.


La réponse sembla satisfaire le jeune homme qui retourna à ses travaux d'entretien.


-Ah ces humains, incapable de rester lucide en présence d'une jolie paire de fesse. Soupira le cambrioleur, mais au fond de lui le nain savait que l'emprise d'Ysabel sur la plupart de ses compagnons ne s'expliquait pas que par son physique fin et avenant. La magie était à l'œuvre ici, il le ressentait dans ses os, la sorcière devait utiliser des charmes pour envoûter son entourage. Il espérait juste qu'elle lui payerait le prix convenu.



Wilhelm faisait sauter la cire qui scellait le goulot d'une bouteille, lorsqu'il perçut une présence derrière la végétation. Son arme était encore chargée, mais il n'eut pas à s'en servir, car c'est le chevalier bretonnien et sa protégée qui émergèrent des buissons. Tous en installant la passerelle, le capitaine les interrogea du regard, mais Ysabel s'engagea dans sa cabine sans répondre à sa curiosité. La pâleur du visage de la magicienne était dissimulée par l'obscurité. Le paladin en proie à des sentiments contraires, lança seulement au marin « on appareille, éloignez-vous de ces ruines » avant de s'isoler également. Let siffla l'équipage et en quelque instant, la barge s'éloigna du rivage pour rejoindre le centre du cours d'eau. Poussée par le courant, l'embarcation dériva calmement, le silence uniquement troublé par les avertissements de Kard et Koch qui postés à la proue avec une lanterne étaient chargés de repérer les obstacles. Arcbouté sur la barre l'arbalétrier avait la désagréable impression d'être observé. Une dernière tour à demi effondré était encore visible au-dessus des cimes des arbres, derrière les derniers merlons une lueur blafarde et glacé était perceptible. La fixer plus qu'un instant semblaient vous refroidir, Wilhelm s'en détourna et se surpris à bloquer sa respiration. Cette présence le mettait particulièrement mal à l'aise, sans savoir pourquoi le marin il avait la certitude qu'il s'agissait du spectre du souterrain, mais il semblait maintenant encore plus puissant. Le franchissement d'un méandre de la rivière finit par interposer une berge entre le bateau et le revenant, soustrayant les passagers de sa néfaste aura au grand soulagement du capitaine. Le souffle enfin plus libre le barreur attrapa sa bouteille et chassa le reste de son angoisse en quelques grandes lampées.


-Bon, pas de recherche d'objet précieux si je comprends bien. Claironna le tireur réchauffé. Alors, on va où ?

Suite:
 
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 14 Mar - 17:16

Information du spectre.:
 
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 16 Mar - 14:35

Ailleurs au même moment:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 16 Mar - 17:35

Après que les autres soient sortit le silence régna dans le tombeau.
Ysabel et le Wolmar conversaient sur le plan magique jusqu’à ce qu’elle se redresse vers le Bretonnien.
« _ Sir Clodhbert, cet esprit prisonnier se propose de vous donner la clé qui activera vos gantelets… Mais il veut que vous promettiez de ne jamais vous en servir pour servir le mal… »
_ Je suis un chevalier en Quête du Graal… Je ne cherche qu’à servir la Dame et ce, jusqu’à ma mort ! »

Ysabel fit l’intermédiaire et après un instant d’attente que la discussion de silence se termine entre les deux êtres magiques Ysabel demanda à Clodhbert de répéter après elle :
« _TORGRUD
_ Torgrud ?... »
Soudainement les runes des gantelets se mirent à luire de plus en plus jusqu’à atteindre la même intensité que lorsque Clodhbert les avait découvert sur son précédent porteur.

« _ Comprenez Wolmar que je ne peux pas vous laisser dans cette malédiction. Lorsqu’Ysabel vous libérera personne ne peut garantir que vous ne succomberez pas au mal qui vous ronge…
_ Clodhbert, il dit qu’il peut surveiller ses anciens frères maudits comme lui pour qu’ils ne succombent pas non plus au mal.
_ Non Ysabel cette Quête va nous les faire tous croiser. Nous en avons déjà tué et nous recommencerons. Je refuse de prendre le risque de laisser un non-mort dernière nous.
_ Soit… Je vous attends dehors… »

Le cadavre ambulant ayant été averti de la volonté non négociable du chevalier. Se tenait in expressivement droit comme un pique il posa sa hallebarde mais Clodhbert la lui rendis…

Le chevalier comptait le tuer avec honneur.

Bien qu’il n’en n’ait pas eu besoin sur le coup, Coldbert senti nettement la différence avec la force supplémentaire des gantelets. L’épée Pénétra l’armure du spectre et trancha la colonne vertébrale du squelette avec une meilleure facilité. Le lien magique qui tenait le revenant dans ce monde se brisa alors le cadavre s’effondra pour la dernière fois.

Dès lors l’ambiance dans la tombe changea, l’atmosphère n’était plus la même les murs n’avaient pas la même couleur, la poussière ambiance ne volait pas l’air de la même façon…

Le chevalier repositionna l’ancien chevalier en gisant, il remit son arme en main et fit une dernière prière à la dame pour que l’âme de ce brave ne soit plus damnée…
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 17 Mar - 16:36

Alors que Clodhbert clôturait la parodie d'existence de l'ancien templier, Ysabel explora rapidement le tombeau. Le style d'architecture était très semblable au caveau d'Arthur Bras de fer, les murs maçonnés avait parfaitement résisté aux ans, l'absence d'humidité avait permis une assez bonne conservation de la plupart des équipements ensevelis. Plusieurs membres de l'ordre occupaient les alcôves des catacombes ou les pièces secondaires. La plupart des cadavres portait les signes du travail de gardien effectué par Wolmar. Les armes avaient été retirées au corps et regroupées hors de portée. La sorcière pénétra la salle mortuaire du maître, mais ne trouva rien d'intéressant excepté quelles valeurs monétaires. Parures en métal précieux, torques nordiques, plastron d'argent, tout était très beau, mais les énergies magiques emprisonnées dans ses objets les avaient désertés depuis longtemps.

La demoiselle s'apprêtait à renoncer quand ses sens surnaturels remarquèrent quelque chose. Une légère onde de chaleur provenait d'une niche. Aucune lumière ne venait troubler la vision de la créature de la nuit, mais elle distinguait une toute petite flamme qui courait sur une pierre arcanique. Une flamme noire…Certains textes de son père lui revinrent immédiatement en mémoire. Voilà une trouvaille de grande valeur.
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 17 Mar - 16:39

La trappe se déroba sous les pieds du condamné et sa chute fut brutalement stoppé par la corde qui passée autour de son cou lui brisa la nuque dans un craquement sinistre. Une clameur enragée salua l'exécution, nullement calmé, la foule particulièrement échauffée bombarda le cadavre avec toute sorte de projectile.

Quatre jours après la visite du caveau, la barge du capitaine Let s'était amarrée aux quais de la petite agglomération pour acheter des vivres et de l'alcool et avait découvert le village atteint d'une fièvre homicide, heureusement pas tourné vers eux. La situation n'était toutefois pas des plus rassurantes étant donné que les excités venaient d'exécuter l'homme au motif qu'il était de connivence avec des mutants. Les paludiers Marienbourgeois s'étaient discrètement soustraies aux possibles regards soupçonneux en plongeant dans le fleuve et bien leur en prit, car le bateau subit une virulente inspection  alors que la victime du mouvement populaire hurlait encore vainement son innocence. Seule l'intervention d'Ysabel avait permis de désamorcer une possible échauffourée opposant Toros à des douaniers racistes soutenus par leurs concitoyens armés. La présence de la jeune femme épaulée d'un imposant chevalier avait dissuadé les fonctionnaires d'outrepasser leurs droits.


Les habitants ne étaient pas pousser à la raison par un notable et l'exécution semblait parfaitement illégale, échappant à l'autorité du bailli local. Ce climat d'émeute agaçait Wilhelm qui devait patienter avant de pouvoir acquérir de quoi assouvir son vice, tous les débitants de boisson étant réuni avec les autres sur la place du supplice. Heinrich étant réquisitionné en tant que disciple de Shallya pour s'occuper du corps, le départ était impossible et le reste de l'équipage dut attendre que la fièvre retombe pour reprendre leur navigation.

Ysabel était dans sa cabine, elle en avait verrouillée les accès pour avoir la paix. Le soleil extérieur était trop fort et aveuglait la sorcière qui dut fermer les volets de sa retraite. La tension provoquée par l'altercation sur le pont avait déclenché chez la jeune femme une brutale montée de rage, ses doigts avaient été parcourus de picotement annonciateur de mutation guerrière. Elle avait eu du mal à empêcher son corps de se jeter sur les étrangers et à cacher son malaise à ses compagnons. Son replis tenait presque de la fuite. Enfin seul et à l'abri des regards elle put enfin lutter contre son manque sans se soucier des apparences. Le don qu'elle avait fait au revenant lui avait retiré l'impression de satiété qu'elle avait depuis le saignement des kidnappeurs. Ce désagrément était amplifié par des aboiements qu'elle percevait à chaque fois qu'elle s'assoupissait. Ce phénomène alarmant avait débuté depuis au moins une semaine, dès que la vampire se plongeait profondément dans la lecture du livre de son père, l'énergie tellurique résonnait du son de reniflement et de glapissement canin. Elle se savait traqué et quelque chose au fond d'elle s'en révoltait et réclamait avec insistance les moyens de se défendre.
La populace hurla un moment après la mise à mort puis, n'ayant plus d'exutoire, fini par se disperser. Seuls quelques gamins restèrent sur la place pour regarder Heinrich prier pour l'âme du condamné. L'arbalétrier put enfin acheter les fournitures nécessaires et à son retour trinquera avec Toros en attendant l'écuyer. Le départ fut différé jusqu'au soir, c'est seulement à la nuit tombée que le jeune clerc revint au bateau, couvert de terre et de sueur. Il avait creusé seul la tombe et avait même utilisé sa cape comme linceul. L'absence des mutants, rendu les manœuvres de la barge malaisées et le chevalier dut aider l'équipage. Korr, Kard et Koch rembarquèrent au large du port reprenant immédiatement leur poste sans même se rhabiller. La navigation reprit son cours habituel. Le nain se mit à chanter et bientôt une odeur de soupe se mélangea à l'air frais du fleuve.

Ysabel était toujours dans ses quartiers, absorbés dans l'étude de son ouvrage, lorsque le volet tribord grinça légèrement. La sorcière tourna la tête pour identifier la raison du bruit et aperçu l'outre d'Heinrich déposée sur le rebord de la fenêtre. Son corps se réveilla immédiatement à l'odeur qui s'en dégageait. Il n'y avait aussi doute pour elle, la gourde contenait plusieurs litres de sang humain.
Suite...:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 20 Mar - 12:32

On pouvait dire que la visite du dernier tombeau avait rudement éprouvé les sentiments et les convictions de Clodhbert… D’après ce qu’il avait vu et compris il c’était retrouvé en face d’un mort-vivant qui n’avait pas succombé aux ténèbres…
Du coup il se demandait si les doutes qu’il ressentait à propos d’Ysabel c’est dernier temps n’était pas de cette ordre là ?...
Une Frontière intangible se trouvait entre la lumière et le mal… Et les pouvoirs semblait passé d’un côté à l’autres provoquant ainsi la fameuse lutte entre le notre monde et celui du Chaos… Toute la nuance se faisait lorsque cette frontière se cacher dans des domaines inattendue… Comme au fond d’un caveau où le revenant se laisse détruit pour enfin reposer en paie…
Clodhbert partagea son sentiment avec Heinrich, lors d’une partie d’Echec. Cela faisait longtemps que les hommes n’avaient pas eu une vraie discussion… Les derniers évènements les avaient quelque peu éloignés mais le temps de cette partie leurs anciens liens semblaient se renouer. La bonne humeur revint d’autant plus que Clodhbert semblait toujours aussi mauvais à ce jeu emblématique de la noblesse.

Et la conversation sérieuse au début sur la frontière flou entre le « bien et le mal » se transforma rapidement en franche rigolade quand le reste de l’équipage s’intéressa au jeu désastreux du puissant chevalier… Si bien que les hommes insistèrent et le chevalier joua le jeu de tous les affronter les uns après les autres. Et à quelques exceptions près, le bretonnien se fit littéralement humilier et la soirée cela se termina par une tournée d’alcool qui fini de détendre les émotions, accompagnée d’une chanson naine dont seul Toros avait le secret.

Au réveil un peu embrumé par la festivité de la veille, Clodhbert voyait Heinrich au prise avec une tache sur c’est nouveaux gantelet. Clodhbert avait dormi sur le pont principal comme les autres membres de l’équipe.
Le bateau naviguait toujours sur le Reik et le soleil se voilé lugubrement.

« _ Heinrich, donne-moi mon casque s’il te plait ?
_ Il n’y a pas de combat pourtant…
_ Justement, c’est un conseil d’Ysabel. Elle suggère que jusqu’à présent je n’ais eu à faire qu’à l’aspect combattif de l’esprit qui hante ma Salade car je ne l’ai utilisé qu’en combat, elle pense peut-être pendant un moment calme je pourrais comprendre un peu mieux ce qui se passe et me faire moins perdre le contrôle les prochaines fois.
_ Hum hum… »

Heinrich paraissait dubitatif mais l’ascendant d’Ysabel dans cette idée fit qu’Heinrich accepta, cependant il prit soit d’éloigner toutes les armes du chevalier.

L’écuyer pris le heaume et le tendis à son maitre.
Clodhbert le regarda un instant, demanda la grâce à la Dame et posa son casque sur le crâne…
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 23 Mar - 15:20



Un peu plus tôt dans le post de renaud ^^ a écrit:

-Je crois que je vais encore perdre celle la...
-Si je puis me permettre, je pense que vous attaquez trop sans vous souciez d'assurer vos arrières, vous devriez essayer d’être plus posé, de vous projeter plus loin dans votre stratégie. Et vous devez mieux protéger votre reine, vous allez la perdre.
-Tiens, bonsoir dame Ysabel, je ne vous avait pas vu sortir, vous voulez jouer ?
-Non pas vraiment, j'ai encore du travail. Je n'étais sortie que pour...

Ysabel s’interrompt une seconde, le temps de jeter un œil autour d'elle pour constater que tout le monde ou presque s'est mis a tendre l'oreille plus ou moins discrètement. Elle hésite, puis haussant les épaules elle se rapproche d'Heinrich, et se penchant vers l'écuyer elle lui dépose un rapide baiser sur le front.

-Merci beaucoup pour ce que vous avez fait Heinrich.

Et ignorant les regards interloqués et envieux. Elle salue clothbert et retourne dans sa cabine. Laissant dés que la porte se referme, l'écuyer en proie a toute les spéculations, la plupart des marins lui proposant spontanément de l'aider a enterrer son prochain cadavre...

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 24 Mar - 7:41

Songe curieux:
 

§§§


Clodhbert se réveilla lorsque les battants rouges du temple se refermèrent. Il était installé sur le pont de la barge. Il faisait nuit et le bateau était échoué. Wilhelm et les autres s'affairaient à le sortir de ce mauvais pas, ils avaient surement besoin d'aide, mais la vision avait rendu las le chevalier. Plusieurs choses étaient troublantes, la mention du graal bien sûr, mais aussi les traits de l'accompagnant de l'ancien propriétaire du casque. Ils étaient plus âgés, mais avait une forte ressemblance avec ceux d'Heinrich.
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 24 Mar - 17:42

...
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 24 Mar - 17:56


Le cabinet de travail était uniquement éclairé par une chandelle, un grand désordre régnait partout, la table, les chaises et même les buffets étaient couverts de nombreux feuillets et de cartes. Seul les murs et les arquebuses qui y étaient fixés, semblaient échapper au manque d'ordre. Par les étroites fenêtres on pouvait entendre le ciel se déverser dans les rues. Le son des gouttes s'écrasant sur le toit d'ardoise isolait la pièce du bruissement du reste de la maisonnée comme la barrière magique l'isolait des vents de magie. Cette efficace protection avait dû couter une petite fortune au vu de la quantité de métal que sa conception avait réclamé. Le garde qui avait escorté Ysabel était un solide gaillard dont la livrée d'apparat avait du mal à contenir les muscles. Sa présence dans le petit bureau laissait penser à la sorcière que contrairement aux propos qu'on lui avait tenus, elle n'était pas libre de partir quand elle le voudrait. Toutefois, la présence de son pistolet âpreté dans sa ceinture et celle de Clodhbert dans la pièce d'à côté la rassurait.
Ils étaient à Hergig depuis seulement la veille et un groupe de milicien c'était présenté à la barge pour convier la jeune fille à une réception à l'hôtel de ville. L'équipage était de sortie et seul la magicienne et le paladin étaient présents.

C'était déjà sous une pluie menée de flocon que leur bateau avait accosté à la cité libre. Malgré la météo exécrable, ils avaient pu constater les signes évidents de l'opulence de la ville. Une importante surface agricole, parsemait de verger et de moulin tenait une sombre forêt à distance des murailles. A l'extérieur de l'enceinte, le long du fleuve un alignement de roue à eau industrielle et d'embarcadères grouillait d'activité, des grues et des cages à écureuils surplombaient le chantier du ceinturage des faubourgs.
Le bâtiment administratif municipal était rempli de notables en train de fêter quelque chose, mais il y avait plus de joie et d'entrain dans une partie de Piquet entre Toros et Wilhelm. Aussitôt arrivé leur escorte les avait conduit dans le cabinet et depuis Ysabel attendait.


Finalement, un homme rentra, il avait dépassé la cinquantaine, perdu la presque totalité de ses cheveux et semblait mal fagoté dans ses vêtements luxueux. Le début de transpiration visible sur ses tempes signala à la sorcière qu'il avait chaud ou plus vraisemblablement qu'il était angoissé, mais ses yeux avaient l'assurance des grands seigneurs. Aucun blason n'était visible sur sa tenue si ce n'est celui de la municipalité. Le bourgeois lâcha un discret salut automatique sur le pas de la porte puis s'assit sur une chaise encombrée d'un imposant armorial. Il retira d'un crevé de son vêtement un bout de papier griffonné et le relut tout en jetant de coup d'œil à la jeune femme comme pour faire un lien entre la note et la personne qu'il avait devant lui. Enfin il finit par demander :


-Je vous souhaite le bonsoir. Êtes-vous bien « dame Ysabel », la « patronne » du bâtiment « Gardon du Reik » ?


Pour Ysabel, il était inutile de s'interroger sur les causes de sa présence ici. Seul le nain et le capitaine la nommait ainsi et au vu de leur penchant pour la boisson il avait dû être trop bavard devant les mauvaises personnes.


-Je me nomme Sarus Wisimar, je suis le grand secrétaire aux comptes de la ville. Pour que tout soit clair je dois vous signaler que j'ai les moyens de vous causer de désagréables ennuis, grâce aux lois d' Hergig, je peux légalement immobiliser votre bateau et vous placer ainsi que vos accompagnants en liberté restreinte pour « activité pouvant nuire au calme et à la sécurité de la cité libre ». Mais je ne le ferais pas, déjà parce qu' user d'arbitraire est reprouvé par Vérénas et parce que je souhaite que notre partenariat s'appuie sur un échange de service mutuellement profitable et pas sur la menace d'un emprisonnement. Je sais que vous parcourez notre saint empire pour trouver les sépultures de soldat de jadis. Vos motivations m'importent peu et je suis tout disposé à vous fournir une assistance discrète dans vos recherches si en retour vous vous acquittez d'une tâche pour moi.
Au cœur de la forêt se trouve Fort l'abbé. C'est une petite forteresse, qui à sa construction servait de base aux campagnes d'éradication des … « habitants des bois » et accessoirement de défense avancée contre ces créatures, la garnison était composée de personnes condamnés et de marginaux. Il y a une dizaine d'année un sorcier d'Altdorf est venu nous proposer une solution bien plus efficace et en quelque année il nous a débarrassés de ces monstres ce qui a permis un essor sans précédent de la ville. Pendant cette phase bénite des dieux nous avons pris l'habitude d'envoyer à Fort l'abbé tous nos repris de justice et ce même pour des délits mineurs.

Hélas il y a un an les mutants sont revenus, leur nombre a explosé, la route Hergig-Flaschfurt est coupée et nous craignons maintenant une attaque du camp. Toute la cité est épouvantée, nous pensions le problème réglé et nos défenses ont été, je le confesse, négligé. Le mage n'est pas reparu et l'ancienne prospérité de la ville risque de se transformer en désastre. Notre situation particulière restreint considérablement nos moyens d'appel à l'aide. Les forces vives de la ville s'opposent sur des positionnements géopolitiques, mon partie souhaite rompre avec le baron de Hochland pour se rapprocher de la Duchesse du Taalabecland dont la fiscalité est avantageuse. Notre principal allier dans cette affaire est l'ordre de la balance, gardien de la bibliothèque de Hergig et principale force militaire de la municipalité. Le Maître de l'ordre est Ludovic von Langweise, mon beau-frère mais, surtout un adepte de Véréna intégriste et donc un intraitable légaliste.
Là où ma situation personnelle se détériore et où vos capacités et vos ressources pourraient m'être utile, C'est que je suis convaincu que mon épouse ne me donnera pas d'enfant. Je souhaite donc rappeler près de moi un enfant illégitime afin qu'il puisse reprendre le moment venu ma succession. Mon problème est que cette personne Aton Füger, qui ignore notre filiation, a été envoyée à Fort l'abbé. Vous comprendrez aisément qu'il m'est impossible d'utiliser un passe-droit pour le faire rapatrier, j'ai donc besoin qu'un étranger se rende là-bas pour le tirer d'affaire. Qu'en pensez-vous ? Cela est-il dans vos capacités...Dame Ysabel.
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 30 Mar - 22:02


-Et bien, très probablement oui. C'est un service qui ne semble pas demander beaucoup plus qu'une carte et un moyen de transport. De toute façon, comme vous l'avez habilement signalé, nous n'avons pas le choix, alors que nous soyons ou pas capable de résoudre votre probléme il serait de toute façon un peu étrange de vous donner une réponse négative non ?

Cela dit je ne vois vraiment pas le rapport entre vos problèmes et votre solution. Vous aurez votre héritier tout neuf, mais vous n'aurez rien changé aux ennuis de votre ville. Et si ce sont des criminels que vous bannissez la bas, ne risquez vous pas de lever une forte opposition contre son arrivée prochaine au pouvoir ici ? Il me semble que si vous avez des ennemis politique au sein de la cité, vous leur offrirez sur un plateau une occasion de contester votre gouvernance.

Vous ne préféreriez pas, je ne sais pas... Chercher plutôt du coté des méthodes permettant d'améliorer votre fertilité ou celle de votre épouse ?


Et se tournant vers Clothbert

-J'ai raison non ?
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 31 Mar - 10:04

Clodhbert intrégrait plus difficilement le raisonnement d’Ysabel que ce qu’elle l’énonçait. Ce qu’il envisagé lui s’était plus simplement les options militaires…

Premièrement il y avait une distance à franchir en terrain ennemi. Ensuite il fallait se rendre dans un fort rempli de repris de justice plus ou moins grave, donc ressentant de l’injustice… Le tous dans un lieu isolé dont les gardiens était coupé de tout aide extérieur… Si la rébellion n’était pas encore là c’était sur le point de se produire…

Mais quoi qu’il en soit il fallait soutenir Ysabel dans sa négociation donc :

« _ Il faudra plus qu’un moyen de transport pour parvenir à récupérer votre héritier… Et encore je ne peux pas garantir de sa réussite… La solution de la Demoiselle ici présente me parait moins couteuse et plus sûr… »
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 4 Avr - 8:39

-Je souhaite récupérer un pauvre garçon de mon sang, qui n'aurait jamais dû se retrouver dans ce guêpier. Qu'il soit la personne à qui je transmets mes réalisations, n'est qu'accessoire au final. Je ne suis pas noble, les héritages et les successions ne sont pas aussi rigoureuse que chez vous. Je veux juste tirer ce petit gars des griffes des monstres de la Drakenwald. Pour la fertilité de mon épouse, je vous remercie pour votre proposition mais, ma belle famille étant très religieuse, l'option magique est inenvisageable.

Vous rendre à Fort l'abbé sera aisé. Un convoi s'y rend très prochainement pour y amener les derniers condamnés ainsi qu'un certain nombre de volontaire. Après des débats houleux il a été décidé de tenir la fortification. C'est une ultime tentative pour tenir les bêtes loin de nos richesses. L'ordre de la Balance va escorter ses hommes avant de revenir à Hergig. Mon beau-frère dirigera la troupe, une fois qu'il aura quitté le camp allez trouver Otto Dither qui dirige là-bas. Il est beaucoup plus souple que Ludovic et cette lettre devrait suffire à vous assurer sa coopération. Le retour est à votre charge, mais si je peux vous donner un conseil je vous conseillerai de prendre contact avec la « fraternité du chasseur gris ». Elle regroupe les traqueurs qui avaient en charge la sureté des bois, ce sont des associables, mais ils sont surement les plus à même de vous guider  dans la forêt.

Il se dit que les abominations se renforcent lorsque Morrelieb est pleine, cela ne devrait pas tarder, quelques jours au plus. Fort l’Abbé est a deux petites journées de marche de la ville, il faut faire vite.


Suite:
 
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 5 Avr - 14:25

Sous prétexte de récupérer le nécessaire de voyage et de combat. Ysabel donna des ordres au capitaine du navire pour appareiller et se mettre hors de porté de la ville en attendant leur retour.
Pareillement devant le contexte avec les hommes bêtes, la jeune femme et le chevalier conclurent que les trois mutants Korr, Kard et Koch devaient rester avec le bateau. On ne savait pas le niveau d'ignorance des gens ni leur réaction si en pleine bataille on découvrait leur vrai nature... Seul Totos fut désigné volontaires. Lors de sa nomination avec Heinrich il ne put s'empêcher une blague salas sur son manque de chance de devoir les accompagner.

dos de cheval, à pied, le groupe avançait dans la forêt.
S'approchant du fort d'heure en heure et de demi-journée en demi-journée l'ambiance était celle des convois de prisonniers marchant vers la potence, l'ordre de la balance faisant office de garde.
Les rumeurs de ce qui se passait à Fort l'abbé avaient malheureusement touchées le groupe avant qu'il ne se coupe du monde. Et même les volontaires trainaient des pieds pour avancer par peur des hommes bêtes sans trop vraiment savoir de quoi ils avaient l'air...
Ysabel et ses trois hommes formaient un groupe à l'écart des autres.

Le soir du bivouac, Ysabel et les siens furent convier au repas avec l'officier du convois. L'ambiance n'était finalement pas meilleure que le reste la journée. Le chevalier de la Balance avait du mal accepter que Clodhbert ne soit pas le "commandant" du groupe.
Aussi laissa t-il trop souvent et trop facilement son fanatisme apparaître.
Quand se fut l'heure de se coucher Ysabel en était tellement excédée qu'elle ne put s'empêcher d'en faire le reproche à Clodhbert :

"_Je vous préviens, que si vous devenez Chevalier du Graal et que vous devenez aussi insupportable que lui, je vous expédis dans la tombe avec Wolmar!"

Le jeune chevalier ne releva pas et laissa passer l'orage.
Heinrich, Totos et Clodhbert se relayèrent pour surveiller qu'on les laisse tranquille, à juste titre ils n'avaient confiance en personne... Ni aux prisonniers, ni aux volontaires et encore moins aux soldats de l'ordre...

La journée suivante, quand le chevalier de la Quête essayait d'estimer les forces vives en présence dans le convoi il n'était pas très enthousiaste.
C'est alors que le fort se présenta devant eux...
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 10 Avr - 14:29

Fort l'Abbé, était un ancien monastère fortifié, transformé en camps de travail. Les murs de pierre ceinturant les bâtiments ecclésiastiques étaient prolongés par des massives palissades protégeant plusieurs groupes de bâtiment et d'atelier. Malgré qu'on se trouve au cœur des bois, un très grands espaces cultivables leurs avaient été arraché à coups de hache. Les champs et les charbonnières étaient bien tenues, du moins l'étaient-ils, avant d'être incendier et détruit hâtivement. La clairière portait les traces de la guerre partout, le saccage avait frappé toutes les constructions situées hors de fortification dont un moulin hydraulique, pas encore totalement éteint. Des pieux plantaient ça et là, étaient couronnés de cranes caprins horriblement mutés. Plusieurs cadavres de bêtes étaient aussi pendus aux branches de gros arbres.

La colonne sortit de la forêt.. Une quarantaine de repris de justice escortés de trois cents membres de l'ordre de la Balance entouraient huit chariots chargés de provision et de matériel militaire. Dix-douzaine de patrouilleurs ruraux renforcés de volontaires fermaient la marche. La centaine de cavaliers cuirassés restaient en arme durant tout le trajet se détendirent un peu à la vue du fort. Une longue sonnerie salua l'arrivée des renforts et les portes s'ouvrirent avant que les éléments de tête ne les atteignent.

Le vieux maître Ludovic le sec fit ranger ses hommes d'arme le long de la route protégeant le mortier que le dernier attelage mettait en sécurité. Austère dans son armure grise sans ornement, le templier entra que lorsque tous furent entrés dans la grande place d'arme. A l'intérieur des remparts il était difficile de faire la différence entre les condamnés et leurs gardiens, tous étaient armés. On orienta les arrivants en fonction de leur condition. Les volontaires comme Clodhbert et Ysabel furent salué personnellement par Otto Dither. Le capitaine était un homme trapu à la gueule cassée, il portait un plastron frappé des symboles de la Balance par-dessus une tenu civile extravagante et semblait authentiquement contant d'accueillirent les courageux. Il étreignit le bretonnien et son écuyer comme des frères et ne fit aucun commentaire sur l'incongruité de la présence de la jeune fille. Puis le solide vétéran se dirigea vers les prisonniers et sans même prendre le temps de les évaluer leur envoya à tous une demi-pique.
Un intendant énuméra les bâtiments pouvant servir à l'hébergement et la mise en perce d'un fût de vin. Tout le monde se dispersa, les uns dessellaient les chevaux, les autres déchargeaient les cargaisons, les derniers se mirent en rang pour réclamer leur part de victuailles.

Le paladin en profita pour évaluer les forces du camp, une fois que l'escorte serait reparti quatre centaines d'hommes pourraient garnir les murs, plusieurs trais à poudre et canons de divers calibre étaient en position. Les fortifications n'étaient pas les plus solides qu'on est vu, mais la garnison ne semblait pas manquer d'armes ni de vivres. Dans un coin de la cour à l'écart des autres se trouvait regroupé des abris de fortune. Plusieurs hommes affreusement sales affublaient de peau de bête les occupaient et regardaient aussi les nouveaux venus. La crête des remparts surplombant leur campement était occupé par des cadavres de mutants couverts de mouche. L'odeur dégagée était écœurante et le  chevalier se demanda comment ces marginaux pouvaient la supporter. « Les frères du chasseur gris » crut bon de préciser en passant un garçon d'écurie armé d'une massive katzbalger « les bêtes les ont chassés des sous bois et depuis ils puent ici ».

Un curieux son de cor émergea de l'orée de la forêt. Il était étonnamment long et organique. Les remparts se garnirent de curieux. A deux cent mètres des courtines un puissant homme-bête hurlait son défi. Puissamment musclé et brandissant une hache de plusieurs kilos, le champion exposait une longue perche surmonté par ce qui devait être un crâne humain fraichement coupé.



-C'est la troisième fois qu'il vient de la sorte. Expliqua un soldat qui avait croisé le regard de Clodhbert. On l'appel Dents Jaunes, c'est le chef de la harde qui a lancer les raids ici. Markus a tenté sa chance contre lui la première fois qu'il s'est montré à découvert, mais le monstre a frappé le cheval avec sa hampe avant qu'il ne puisse l'atteindre et a trainer Markus dans les bois sans qu'on puisse lui venir en aide. L'autre fois on a tenté de le moucher avec des mousquets, mais il lui est facile de se mettre a couvert

Les chevaliers de l'ordre semblaient hésiter, ils craignaient la présence de mutants dissimulés dans les couverts derrière leur meneur. Des instructions contraires étaient échangées, plusieurs guerriers renfilèrent à la hâte l'armure qu'ils étaient en train de retirer. Dans la cour plusieurs montures étaient encore scellées et des arbalétriers ouvrirent le portail. Le bretonnien son casque toujours sous le bras sentit l'excitation le saisir. Les dieux sombres avaient avancé l'un de leurs pions, la dame exigeait qu'il relève le défi.

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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 11 Avr - 8:47

Du haut des remparts le petit groupe d'aventuriers observer le lancement du défi avec gravité.
Mais une seule idée prévalait dans le crâne de Clodhbert.... "Coupez la tête, et le corps tombera!"
Cette idée qui allait à l'encontre de toute prudence était la seule chose à laquelle aspirait le chevalier. Mais il ne se précipitait pas autant... Il regarda un instant son casque et appréhender les signaux qu'il lui envoyait. Soudain il croisa le regard d'Heinrich et sursauta comme s'il venait de se faire surprendre la main dans le sac... Presque honteux il dirigea son regard vers Ysabel...

"_Vous voulez y aller c'est ça hein ? Je parie que cet homme bête la bas sait exactement comment pensent tous les chevaliers... Tous les mêmes !

Et bien allez y. De toute façon, ce n'est pas comme si on pouvait vous faire changer d'avis...


Cela suffit au chevalier de la Quête.
Étanche à tous ce qui pouvait se passer autour de lui. Il descendit des murailles, alla jusqu'à son cheval et fut rattraper par Heinrich :
"_Vous songez tout de même pas à y aller seul ?!
_Il faut bien que quelqu'un le fasse... C'est pour ça que j'ai accepté de venir, ça fait partir de mon devoir !
_Mais vous avez entendu comme moi ! Vous ne survivrez pas à votre charge !
_C'est dans c'est moment là que je suis rassurée d'avoir un bon écuyer comme toi. prend soin de ma monture..."


-Belle épitaphe non ? Et ses dernier mots furent pour sa monture. Peut être un peu dur pour ses fidèles compagnons de route...
"_Ysabel, je ne sais pas vraiment en quoi vous croyez... Mais tentez d'implorer la Dame pour moi..."
-Pff...

Clodhbert laissa Heinrich là, sur son cheval il prit seulement son espadon.
Alors qu'il​ vérifiait lui-même le serrage de toutes​ ses boucleries, Ysabel et Toros arrivaient pour voir s'il avait besoin de quoique​ ce soit, Ysabel lui demanda :
"_Dites ? Vous vous êtes déja blessé avec votre propre épée en vous battant ?
Le chevalier la regarda intrigué mais à son expression de malice alors qu'elle resserrait les boucles de ses gantelets il compris que la magicienne avait quelques choses dernière la tête...
"_Non, jamais. Pourquoi ?"
"_Alors je peux peut être faire quelque chose pour vous éviter de finir mangé par cette horrible bête. Heinrich ? Tenez moi cette épée, et sortez légèrement la lame, il faut que je la touche.

Tendant la main vers le fil découvert, la jeune fille le parcourut rapidement de la paume, y gagnant une large entaille et laissant sur le fer un sang étonnamment pourpre. Elle murmura aussi quelque chose, mais bien malin celui qui saurait dire quoi...
Et pendant qu'elle se bandait rapidement la main dans un mouchoir, elle entreprit de répondre aux regards interloqués qui la regardaient.

"_Voila. Cette épée est maintenant bien plus dangereuse. Mortellement dangereuse.
-Du poison ? Mais...
-Roh ! Mais bien sur que non... Vous croyez que j'ignore que vous êtes un chevalier de Bretonnie et pas un brigand ?! Je me suis mal expliquée... Mais si vous m'écoutiez au lieu de me couper tout le temps la parole aussi... Quand je dis qu'elle est plus mortelle, cela signifie que la magie l'a maintenant rendue plus affutée, plus légère, plus solide, en un mot, plus dangereuse. Mais ce que la magie donne a toujours un prix, et la magie se moque de savoir qui le paye. Vous comprenez ? Une arme est une arme, aussi bien pour celui qui lui fait face que pour celui qui la porte...

Alors ne la perdez pas. Et faites attention a ce que vous faites avec.


Le jolie minois de la sorcière lui adresser un regard de confiance. Et bien sûr le jeune chevalier n'y but que c'est propre sentiments...


Puis Clodhbert se dirigea vers la porte pour qu'on la lui ouvre.
Quand il fut stoppé par une réprimande. Le vieux maître Ludvig les avait rejoint:
"_Vous n'êtes qu'un gamin, vous espérez faire quoi ? Ceux avant vous étaient manifestement plus expérimentés.
_Même si vous êtes de l'Empire je pense que vous pouvez comprendre car vous êtes un templier... La Dame ne m'accompagne que si je fait un pas vers elle !
Et puis si je faillit vous aurez une bouche de moins à nourrir et un cheval de plus pour tenir le siège..."

"effronté" c'était ce qu'on pouvait lire sur le visage du vieux maître.
"_Vous n'y survivrez pas. Ouvrez lui !"

Mais Clodhbert n'écoutez déjà plus il avait la main sur le symbole de la Quête les yeux fermés en pleine prière.
Avant de partir il adressa un dernier regard à Ysabel avec un signe de la tête auquel elle répondit.

Les portes grandes se refermaient sur lui.
Juste avant qu'elles ne claque lourdement Ludvig lui lança quand-même​:
"_N'approchez pas de la forêt..."

BROUMMM!..

Clodhbert devait bien s'avouer à lui-même que c'était la première fois qu'il se retrouver ainsi seul au monde face à son destin...
Enfin... Seul pas vraiment. il sentait sur ces épaules le poids des centaines de regards depuis le haut des remparts. Sans la menace silencieuse de la forêt. derrière la lisière combien de obstrués n'attendez qu'un ordre de "Dent jaune" pour se lancer à l'assaut?

Clodhbert regarda son casque un instant et lui parla:
"_Fait que la Dame nous mène à la victoire..."

Il enfila la salade, la boucla. S'approchant à mi-chemin et lança son défi l'épée haut et clair en hurlant de sa voie la plus forte, pendant que dans sa main, sa lame se parait soudain de flammes d'un bleu froid et glacial.
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 11 Avr - 13:55


-Non mais qu'est ce que vous croyez faire avec cette porte vous ?
-Ben m'dame, c'est qu'mon travail c'est d'la fermer, alors j'la ferme voyez.
-Mais vous ne pouvez pas la fermer, il y a quelqu'un dehors !
-Ah ben ça par contr', c'pas mon probléme voyez ?
-Je vois, pas concerné. Et si Toros ici présent vous colle un carreau d’arbalète dans le pied, ça devient votre probléme ?
-Z'avez qu'a me dire quel pied patronne...
-Euh, du calme, j'fais rien qu'obéir aux ordres moi mam'zelle, faut pas le prendre comme ça...
-Et bien mes ordres a moi c'est que la porte reste ouverte !


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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 11 Avr - 23:19

Le chef de harde hurla de triomphe à l'approche de son adversaire. Ses dieux noires lui accordait son défi, pas un misérable paysan terrifié, pas un traqueur humain ni même un de ces soldats escorteurs, non : un grand chevalier cuirassé au bras armé de magie. D'un geste il ficha en terre sa perche et de sa main libre arracha ce qui lui servait de tunique. Sur son large torse son maître avait scarifié la blasphématrice étoile à huit branches. Il bascula la tête en arrière et mugit de nouveau. Le son était grave, profonds et sa marque sembla s'animer, du sang frais s'écoula des sillons souillant les poils de ses jambes. Lorsqu'il se tut enfin ses yeux avaient la couleur des flammes.
La monture de Clodhbert était un cheval mal entraîné, s'approcher de cette bête lui était impossible, fin cavalier le bretonnien préféra engager le combat à pied, pressentant que le destrier serait plus une gêne qu'autre chose. Vu du sol l'ennemi semblait beaucoup plus impressionnant, au moins aussi haut comme lui, mais quatre fois plus lourd avec des bras gros comme ses cuisses, mais malgré la différence de physique le jeune homme ressentait un sentiment d'invincibilité. Impression maintenant habituel lorsque son casque était fermé.
Plusieurs cavaliers étaient également sortis du fort, quelques templiers à l'armure à moitié mise ainsi que des patrouilleurs ruraux en train d'armer leurs arbalètes aux crochets de leurs selles. Ils restaient toutefois à bonne distance des bois ou de leur champion, mais étaient visiblement prêts à lui porter assistance.

Le colosse ne s'en soucia pas, visiblement enragé il chargea droit sur l'adolescent faisant fuir son coursier. Ses pattes caprines avalèrent rapidement la distance et avec toute la force qu'il put il frappa de sa hache. L'arme massive fendit l'espace que le chevalier occuper l'instant d'avant sans parvenir à l'atteindre. Dent jaune ralentit en deux pas et se mit en garde, le paladin avait facilement esquivé son attaque, son épaisse armure ne semblait pas le déranger. Il attendait calmement la prochaine charge, l'épée bien haute au-dessus de sa tête. Une sensation de froid s'était emparée de la cuisse gauche du Grand Gors, malgré son état de fureur il se permit d'y jeter un coup d'œil. Une entaille profonde  balafrait son cuir, du sang en coulait, l'engourdissement semblait vouloir gagner son genou et son bassin.
Contrarié, le mutant ramassa une pierre et la jeta sur son opposant, le projectile frappa le bras que l'humain avait placé précipitamment devant son visage et le fit chanceler, d'un bond l'homme-bête était sur lui prêt à exploiter cette faiblesse, mais avant que l'arme est put s'abattre un gantelet rougeoyant en saisi le manche et stoppa sa course. La longue lame du chevalier s'enfonça dans le torse du chef de harde  en plein centre du symbole du chaos. Le monstre hurla, dégagea son arme et malgré la terrible blessure percuta son tortionnaire de son front cornu. Clodhbert recula sous le choc laissant son épée dans le corps de son ennemi. Le titan balaya gauchement l'espace qui les séparait, voulut faire un pas, mais le sortilège d'Ysabel eu raison de sa vigueur impie. Sous les mouvements, avide que la mort prélève son dû, le métal enchanté glissa le long d'une côte et entama de nouveaux organes. Le champion crachant du sang tomba à genou. Les runes du gantelet brillèrent de nouveau lorsque le poignard acheva le guerrier.

Le jeune bretonnien releva sa visière pour observer les environs, rien ne semblait vouloir sortir des bois pour partager le sort du meneur. La hache au sol attira son attention, elle n'était pas grossière comme on pouvait s'attendre des objets des peuples barbares. Le fer forgé d'une seule pièce sans rivé, avait même un certain esthétisme, la cogné n'était assurément pas de facture homme-bête, mais avait des proportions adaptés à leur force phénoménale. Le paladin était bien incapable de deviner d'où provenait cet outil.

Les cavaliers arrivèrent au niveau du combat, les visages triomphants. On le félicita avec respect, le recommandant à Sigmar et Véréna. Un homme lui rapporta sa monture, un autre ayant récupéré la perche de Dent jaune y ficha la tête du chef et la tendit au vainqueur. De plus en plus de monde arriva et fit un joyeux équipage à l'adolescent, l'escortant jusqu'aux portes du fort. Avant de s'y engouffrer, Clodhbert remarqua un petit groupe de « frères du chasseur gris » s'éclipser discrètement dans la forêt.
Le vieux maître Ludovic von Langweise se permit même  un léger sourire en le bénissant.


suite:
 
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 12 Avr - 7:09

Le soir, il y eu une petite fête. Le Fortin était approvisionné pour un siège qui n'aurait pas lieu et ce, grâce au chevalier.
La nuit qui suivit, Clodhbert la passa en prière pour la Dame.
"_Si j'en suis là, c'est grâce à La Dame du Lac..."

En effet après avoir été mis à l'honneur, après avoir festoyer et après avoir s'être venté de tous ses exploits du jours et passé.
Clodhbert rensentait une sorte de culpabilité. Difficile de gardait l'esprit clair et humble dans ces conditions... Mais il ne devait pas perdre pied... Il ne devait pas devenir comme le premier propriétaire du casque. Depuis sa jeunesse le jeune garçon avait toujours été rabroué et rabaissé. Ça avait été une souffrance pour lui. Mais il devait bien admettre être plus alaise aujourd'hui là dedans plus tôt que la gloire. Et ce soir là Clodhbert voyait cela comme un avantage pour ne pas se laissé entraîné dans la vanité.
Il n'y serai certainement pas arrivé aussi facilement sans Ysabel. Ni sans Wolmar qui à fait le pari sur la bonté de Clodhbert. Et que dire de tout c'est combats​ remportés​ grâce au casque de Grosswald ? Et enfin ​il n'y aurait pas eu début non plus sans l'abnégation d'Heinrich.
Il devait accepter d'être l'addition de tout ceux qu'il avait croisé.Est-ce cela la véritable expérience ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 20 Avr - 19:04

L’obscurité de la nuit qui environnait le fort donnait à Ysabel, une parfaite connaissance de ses environs. Elle percevait la présence de plusieurs individus dans la forêt. De petits groupes de créatures furtives épiaient discrètement les murs et s’aventuraient parfois dans le no man land, prenant bien soin de rester à couvert. Trente ennemies toute au plus et faiblement armé, malgré son manque d’expérience la sorcière savait qu’ils n’étaient que des éclaireurs, le gros de la troupe se trouvait hors de vu. Vers la mi-nuit, émergeant des bois, deux silhouettes s’avancèrent jusqu’au palissage. La sentinelle la plus proche, un peu aviné ne les perçu que lorsqu’elles frappèrent les troncs goudronnés suivant un rythme régulier. La damoiselle ne s’en alarma pas, l’odeur des nouveaux venus bien que camouflé par des peaux grossièrement écorchées les classaient parmi les humains. Apres un moment de surprise les guetteurs leurs envoyèrent une corde et leurs firent franchir le parapet. L’officier de garde fini venir et restant à distance interrogea rapidement les frères du chasseur gris. Les sens de la jeune femme n’eurent aucun mal à en percevoir le contenu.

Ses hommes revenaient d’une chasse dans les environs, ils disaient avoir tué deux créatures et évaluer leur nombre total à plus de six cents à moins d’un jour de marche. Ils n’avaient pas put localiser « le blanc » et n’avaient pas trouvé traces de Wolfgang. Les deux dernières informations semblaient être données comme une sorte d’habitude avant même qu’on est posé la question.

Le lendemain après une messe, les hommes de la ville repartir de bon matin. Les soldats du fort regardèrent les rangs cuirassés s’engouffrer par les portes avec une envie évidente. Vidé des forces vives de Hergig et malgré la mort de dent jaune la fortification avancée redevenait une cible
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 25 Avr - 11:08

Ysabel profite de la soirée pour aller rejoindre les deux hommes de bois. Elle apporte a boire et à manger, ce qui, conjugué à sa belle gueule et a une absence totale du mépris omniprésent que manifestent les gars du coin pour les chasseurs, devrait lui permettre de s'en faire rapidement des alliés, ou en tout cas d'éviter d'en faire des ennemis.

Elle souhaite essentiellement se renseigner sur les rôles et but de la confrérie, en apprendre plus sur leur nombre et leurs intentions devant l'actuel problème posé par les hommes bêtes. Elle cherche aussi des précisions sur les deux noms qu'elle a entendu dans le rapport du soir, et si affinité, elle se renseignera aussi sur la possibilité et le cout d'obtenir des guides pour rejoindre la colonne armé discrètement.
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 2 Mai - 15:29

Le petit groupe grogna un salut maladroit lorsque la jeune fille s'approcha. L'odeur  dégagée par les peaux mal tannées qui couvraient leurs vêtements délimité leur camps mieux que ne l'aurait fait une clôture. A l'intérieur de celui-ci tout n'était que haillon, crasse et laideur. Leurs vies rudes et le total manque d'hygiène avait couvert les chasseurs de disgracieuses maladies de peau et d'innombrables cicatrises et mutilations. Les quelques hommes présents s'écartèrent d'Ysabel lui ouvrant le chemin vers ce qui ressemblait le plus à une place centrale. Entre les huttes et les abris de fortune, la sorcière ne fut pas surprise de trouver Heinrich en train de suturer une plaie visiblement infectée. La disparition du garçon quelques heures plus tôt l'avait préparé à le croiser à l'endroit le plus sale et sordide du retranchement. Lorsqu'il fut évident que l'adolescente était venu pour eux, les frères du chasseur gris la conduire devant celui qui leur faisait office de chef, un jeune vieillard manchot. Il ne devait pas avoir plus de quarante ans, mais en paraissait presque le double. La peau d'un gors lui couvrait les épaules et le dos et une capuche cornue dissimulait  les horribles marques d'anciens sévices. Malgré ses signes d'infirmité, il était armé d'une solide hache au manche décoré de nombreuses entailles. S'emparant de la bouteille d'alcool offerte il proposa à la magicienne de s'asseoir.

L'attitude d'Ysabel fit rapidement tomber les réticences du groupe et elle put rapidement obtenir les réponses qu'elle souhaitait. Comme les nombreux symboles le laissaient supposer, cette fraternité avait juré allégeance à Ulric et Kournous elle était composée de marginaux et de fous ayant voué leur semblant de vie à faire payer aux hommes-bêtes leurs atrocités. Vaguement soutenu par Hergig, elle se livrait avec zèle à sa mission depuis de nombreuses années. L'important renouvellement de leur groupe s'expliquant par la dangerosité de leur chasse, avait imposé un grand nombre de rite de transmission et d'entraide entre ses exclus. Tous individu qui pouvait les aider dans leur sainte mission était bien traité et l'exploit de Clodhbert avait également été fêté. Le chef le compara au chevalier gris, un guerrier de leur panthéons local qui traqua les rejetons du Chaos de ces bois il y bien des années, un soldat capable de décimer une harde entière à lui seul.

Il y a de nombreuses lunes, du temps du chef précédant, Wolfgang était arrivé de la ville. C'était un grand homme déjà âgé, mais détenteur d'un grand pouvoir, avec l'aide des frères il avait lancé une grande traque, dénichant et détruisant plusieurs campements. Le rapport de force c'était retourné, les humains s'enfonçait toujours plus dans la forêt pour trouver des ennemies, les effectifs de la fraternité n'avait jamais était aussi nombreuse et ils quittèrent même Fort l'abbé que la ville agrandit pour en faire un camp de travail. Le vieux traqueur chassait désormais seul cherchant quelque chose dans les profondeurs des bois et fini par disparaitre du jour au lendemain. Les recherches des chasseurs n'aboutirent pas et furent vite interrompu par l'arrivée du « Blanc ». Surgie d'on ne sait où lors d'une nuit de Morrelieb, ce chef homme-bête était à la tête de suffisamment de monstre pour reprendre le terrain perdu, en l'absence de Wolfgang les frères n'avaient pas les effectifs suffisant pour lui résister. Ils furent rapidement contraints d'abandonner leurs bases et de se replier sur Fort l'abbé. Depuis ils attendent le retour du porteur de la lance d'ambre ou celui du Chevalier Gris et de ses soldats maigres que les transes prophétiques de leur ancien chef mourant avait prédit.

Ils acceptent de guider Ysabel et ses compagnons au travers des bois jusqu'à Hergig en reconnaissance de la victoire de Clodhbert. Le manchot déroute un peu la sorcière, il ne semble pas affecté par son charme comme la plupart des autres hommes et semble avoir quelque chose derrière la tête. Il se pense investit d'une sainte mission et la ferveur qui danse dans ses yeux rappel de bien mauvais souvenir à la jeune fille. Elle le sait complètement détacher des notions de courtoisie et de respect de classe. Un individu dangereux dont la piété et le désir de vengeance et bien plus fort que sa compassion et ses regrets.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 4 Mai - 9:44

Le temps passait et il fallait agir. Ysabel s'était renseignée de son côté et avait ramené des informations plus que préoccupantes sur l'avenir des pauvres gens de fort l'abbé. Le cœur du chevalier balançait entre cette appel au secours non formulé et la mission première d'Ysabel qui les avait indirectement mené ici.Il était facile de voir des signes​ de la Dame de partout, et le propre de la Quête du Graal était de se montrer à la hauteur de chacun de ces appel du destin.
Clodhbert parti de son côté pour parler au maître de fort l'abbé. Il avait avec lui le passe droit de Sarus Wisimar et le ressens exploits du jeune homme lui fit accorder un entretien immédiat.
En recevant le jeune chevalier, le commandant arborait un sourire de circonstance. Un effet homme comme Clodhbert était un atout précieux. Mais qu'est ce que pouvait bien pouvoir faire un bretonnien ICI ? C'était la première fois qu'il en voyait un mais il avait déjà entendu parler de ces idéalistes à l'étrange religion qui allaitent​ jusque dans l'Empire pour chercher une satanée coupe en or !...
Pour le chef impérial celui-ci était venu avec un groupe hétéroclite mêle aux renforts d'Hergig. Une manœuvre de l’échevin peut être ?
"_Messir, mes respects. je viens devant pour pour vous faire par de ma mission : Moi et mes amis nous sommes mandatés par le Bourgmestre d'Hergig pour lui ramener son Héritiers.."
Clodhbert décela un rictus chez son interlocuteur qui n'arrivait pas à déchiffrer, le chevalier reprit :
"_Seulement j'ai des valeurs, et j'ai confiance que je enlève un homme. Je ne me peux clairement pas mettre à votre service car je suis déjà pris par un serment. mais si avant notre départ je peux vous donner un coup de main ? Dites moi le."
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 4 Mai - 18:39

-Par Verena c'était trop beau, jura le capitaine. La déesse répond à mes prières d'appel à l'aide pour finalement me retirer son champion une fois sa lame salit.


L'officier semblait vraiment contrarier, son visage couturé se tordait étrangement sous des mines d'intense réflexion. Plusieurs émotions parcoururent son faciès avant qu'il ne reprenne finalement sur un ton assez calme.


-Ecoute mon gars, si tu dois partir, va s'y. De toute façon si je tente de t'en empêcher je pourrais bien perdre plus que ce bagarreur d'Anton. Je te remercie de ta franchise, filer à la kisleviset aurait été préjudiciable au moral des troupes, là on va pouvoir monter un bobard crédible. Si tu veux me rendre service et comme tu sembles avoir l'oreille des grands, présente toi comme l'agent de la comtesse du Taalabecland, ou du Comte de Hotchand, ou de qui que ce soit d'autre. Et que tu vas repartir auprès de ton patron pour lui dire la situation du Fort. Si des renforts sont attendus, les garçons resteront vaillants, l'espoir ça donne un autre gout à la soupe.

Une fois que tu auras fait tes petites affaire à Hergig, si tu pouvais ne pas oublier les braves d'ici ça serait assurément une bonne action. La politique ça me passe au-dessus n'importe quelle aide serait la bienvenu, les grosses huiles se débrouilleront ensuite entre eux, moi c'est la vie de mes gardes et mes prisonniers qui m'importe.


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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 11 Mai - 17:44

L'entrevue fut plus simple que ce à quoi Clodhbert s'attendait.
Dans l'heure qui suivit leurs affaires étaient pliées. Heinrich fini de recoudre un pauvre bougre. Et l'héritier du maître des comptes d'Hergig fut près presque avant eux quand Clodhbert lui annonça ce pourquoi ils étaient ici.

Enfin, escorté par les "frère du chasseur gris" ils purent prendre la route.
Clodhbert quittait un Fort l'abbé inquiet de voir partir le tueur de "Grande dents".
Mais le jeune Chevalier avait déjà plusieurs promesse en cours. Trouver le Graal, obéir à la Dame qui l'avait orienté vers Ysabel. Et respecter le dernier vœux d'un spectre qui ne voulait pas voir que ses anciens amis se perdre dans le chaos après leur mort.

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 18 Mai - 6:43

Le petit groupe c'était enfoncé dans les bois empruntant de petits sentiers à la suite de leur guide. Le frère du chasseur gris était un homme entre deux âges sentant tellement fort qu'il rendait les chevaux nerveux. La sente suivie était mauvaise, boueuse et escarpé, la progression difficile, contraignit les voyageurs à mettre pied-à-terre et à tirer leur monture par la bride. La fatigue et la lassitude s'emparant vite du groupe. Toros était nerveux, il regardait sans cesse autour de lui et chaque bruissement augmentait son trouble. Heinrich menant le coursier d'Ysabel était également très attentif, humant l'air à intervalle régulier.
La forêt était très dense, la voute de feuillage plombait le sous-bois dans l'obscurité et la jeune femme perçue l'approche des agresseurs avant même le pisteur. Un léger bruissement se transforma en piétinement discret et avant que la sorcière n'en ait identifie le nombre, une longue flèche traversa la cuisse du guide. Plusieurs assaillants tirèrent d'autres dards et le claquement sec des arcs résonnèrent devant eux. Une javeline toucha de nouveau le chasseur ainsi d'une demi-douzaine de traits plus léger. L'homme sauvage, unique cible des tireurs, s'effondra en grognant. D'entre les troncs, émergèrent une dizaine de mutants. La plupart avaient des silhouettes chétives, le front déformé par de courtes cornes et serraient dans leurs mains des armes de fortune. Une rage contenue brillait dans leurs yeux.
Les hommes-bêtes ne semblaient pas pressés de passer à l'attaque du reste du groupe, derrière eux une forme immense, maigre et cornue approchait entre les arbres, sa présence rendaient les traqueurs triomphant,  la victoire de cette créature était évidentes pour les rejetons du Chaos.



Ysabel ressentit la sensation caractéristique d'un drainage d'énergie magique. La chose qui approchait manipulait les vents de manière brutale. La bête se mit à émettre un son d'aspiration avant de relâcher le pouvoir accumuler en même temps que son souffle. Le puissant brâme solidifia l'air avant de le projeter sur les ungors incrédules. Leurs corps furent projetés comme des quilles contre les troncs des environ et s'y brisèrent les os. L'un d'entre eux, plus grand et solide que les autres, se releva, poussa un bêlement d'incompréhension  malgré sa gorge humaine et s'enfuit. Le lanceur de sort grogna des borborygmes et une lance orangé apparu dans ses griffes. Malgré la densité du couvert, le trais surnaturel atteignis le fuyard et le traversa de part en part stoppant net sa course.  Parmi ses compagnons plusieurs étaient gravement blessés, les membres rompus et percés de débris de bois. Un nouveau maléfice fit taire leurs plaintes de souffrance. Semblant sortir des ombres des bois, une meute de chien famélique s'attaqua à eux, leurs formes étaient flous et leur échines fumaient. Leurs mâchoires éthérées ne semblaient pas pouvoir entamer les chaires, mais arrachaient des lambeaux d'énergie vitale. En un instant, toute vie avait quitté les hommes-bêtes et le calme retomba sur la forêt.
Le sorcier, une créature humanoïde à tête de cerf de plus de deux mètres, s'approcha lentement. La magie se dissipa un peu plus à chacun de ses pas, la taille diminua, les muscles redevinrent une cape de cuir, la majestueuse face se ratatina pour laisser place à un crane de cervidé monté sur une capuche. L'illusion avait entièrement disparu lorsque le mage découvrit son visage de vieillard à quelques mètres d'un Clodhbert avancé pour protéger ses compagnons.


-Hergig est en danger, Coassa-t-il. Fort l'abbé ne compte pas, le Blanc vise la ville.


Le déchaînement de magie auquel c'était livré le vieil homme était important, Ysabel en aurait été incapable avant sa transformation. La rapidité du modelage des vents rendait leur purification improbable. La sorcière savait son père capable d'une telle rapidité, mais son géniteur utilisait l'énergie brut et s'exposait à la corruption.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 19 Mai - 13:41

La puissance de la démonstration de magie faisait que Clodhbert se sentait soudainement vulnérable. Si ce magicien n’avait pas été de leur côté, le jeune chevalier se rendait compte qu’il ne serait déjà plus de ce monde…

Le frère du chasseur venait tous juste de signer. Et les membres du groupe redoublèrent de vitesse pour rentrer !

L’héritier qu’ils devaient ramener au maitre des comptes d’Hergig heureux qu’il était de se voir enfin sortit de fort l’abbé, se montra de nouveau démoralisé de se jeter dans un nouveau bourbier.
Toros redoubla la surveillance auprès de cet homme si jamais lui venait l’idée de filer en douce lui venait pour éviter ce nouveau combat…
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 23 Mai - 7:05



-Le Blanc c'est emparé de l'œil de la forêt.


Le vieil homme sembla agacé de l'absence de réaction de son auditoire à son annonce, il avait les yeux anormalement clairs et y voyait probablement très mal. Il s'expliqua avec un ton exalté


- Grâce à cet objet il compte ouvrir un passage à une horde de bêtes et provoquer « le grand festin » qui lui accordera la faveur des dieux sombres. Il ne maitrise pas les vents de magie et les misérables chamans qui l'entourent sont incapables d'un tel prodige, il compte donc effectuer un grand sacrifice pour forcer l'accès, il lui faut pour cela des centaines de prisonniers. La prise de la ville les lui donnera et il a déjà commencé à l'affaiblir. Un notable a passé un pacte avec lui et a obtenu l'œil. Un artefact aussi ancien possède assez de pouvoir pour mettre à bas la cité. Il est indispensable que je le mette en sécurité.


Le mage parlait avec une voix très grave, presque inhumaine. Cela faisait probablement longtemps qu'il n'avait pas utilisé le langage commun. Il semblait complètement habité par son histoire et ses mains maigres et tordues comme des griffes se serraient compulsivement à chaque fois qu'il évoquait l'œil.


-Retournez à Hergig et ramenez-moi l'œil de la forêt, tuez si c'est nécessaire, car si vous échouez toute la population est perdue.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 23 Mai - 9:22

Clodhbert avait failli ne rien entendre, mais retint son pas juste à temps.

"Cet oeil ? Comment le trouver ? A quoi ressemble t-il, quel est sont pouvoir ? L'homme qui le détient est-il en capacité de l'utiliser?"
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 26 Mai - 12:12

-Assez de questions ! tonna le sorcier. Chaque jour compte et nous rapproche du désastre. Il me faut l'œil de la forêt, à tout prix.


Un éclat halluciné et malsaine brillait dans les pupilles pales du mage, sa voix prit le ton d'un feulement de fauve. D'un doigt crochu il désigna Ysabel.


-Elle ! Elle sera capable de le trouver et de me le mener, le reste n'a pas d'importance.

-On vient, signala Heinrich. Plusieurs individus, d'autres monstres à n'en pas douter.


Le vieillard huma l'air.


-Kornn-Lice et ses bossus. Ils suivaient la troupe, le son les a alerté. Partez immédiatement et menez-moi l'artefact...


L'homme se figea soudain au milieu de sa phrase, un rictus de haine couvrit son visage et tous ressentir sa nouvelle hostilité. Les chevaux apeurés tirèrent sur leur longes la forêt devint sinistre.


-Ne cherchez pas à me le voler... Je le vois, vous le voulez pour vous, mais je ferai en sorte que vous respectiez votre place...


Il remit sa cagoule cornu, leva les bras et puisa sans précaution dans l'énergie magique. Son corps changea, absorbant son costume et en amplifia les accessoires. Son hurlement grandit en même temps que sa silhouette s'épaississait et s'élevait, l'odeur de Musc devint difficilement supportable et les montures, épouvantée, fuirent devant cette transformation emportant avec elles la salade de Grosswald et la lanterne contenant le feu noir.




La chose, hostile, fit un pas vers le groupe grognant des choses inintelligibles. Clodhbert s'interposa, mais le colosse l'envoya valser d'un coup de son imposante ramure. Sans son casque le chevalier se savait incapable de se mesurer à cet adversaire. La bête se détourna de la sorcière et de l'écuyer pour plonger sur Toros et Aton. Des mains griffus se refermèrent sur eux et les soulevèrent de terre. Avant que le bretonnien n'ait pu se relever, Wolfgang avait emporté ses compagnons au fond des bois.


-On ne le rattrapera pas sans les chevaux, maître. Précisa Heinrich en se lançant à la poursuite des coursiers.


Le paladin et la sorcière furent bien obligé de suivre le jeune homme. Ils entendaient maintenant le bruit des poursuivants a tout au plus quelques centaines de mètres. Leur serviteur et ami réussit après une longue course à mettre la main sur les longes dans une petite clairière. L'ennemi semblait être partout autour d'eux maintenant. non loin planté au milieu d'un bosquet, un imposant rocher percé se dressait. Le crane d'une imposante créature semblait reposer depuis des siècles dans le renfoncement du menhir. Clodhbert l'avait déjà vu bien des fois, en songe. Des songes d'une vie qui n'était pas la sienne.

A quelque dizaine de mètres, le son d'un cor retentit, des cris bestiaux lui répondirent. Ils seraient bientôt cerné...
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Acte 3 : Par des chemins fluviaux
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