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 Acte 3 : Par des chemins fluviaux

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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 1 Juin - 17:54

Le souffle court, Clodhbert se releva. Il poussa un peu plus loin pour ramasser son casque puis se fut la course poursuite après Heinrich. Arrivé sur une zone moins dense de la forêt un regard avec Ysabel et tout deux comprirent que situation était délicate. S'ils restaient sur la clairière, c'était l'encerclement assuré! Alors que s'ils restaient dans la forêt les bêtes auraient l'avantage du terrain.
Mais soudain Clodhbert eu une impression de déjà vue ! Les songes de Grosswald lui avait déjà montré cet endroit. Le territoire de l'homme gris Est ce donc le sorcier métamorphe qu'il poursuivait ? Parmi les souvenirs de son casque celui-ci avait peut être été le plus obscur de tous. derrière le menhir... Oui il fallait aller dernière le menhir retrouver l'homme gris !
Clodhbert, fit claquer les rennes de sa monture.
il adressa un regard à ses deux compagnons en prononçant un seul ordres :
"Suivez-moi !"
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 2 Juin - 17:20

Le groupe franchit la crête surplombant le menhir, pour tomber sur une clôture constituée de larges pieux de métal disposés d'une manière anarchique. Les barres oxydées, devaient peser plusieurs dizaines de kilo et constituaient un beau gâchis de fer. La forêt disparaissait derrière. Passé la délimitation aucun arbre ne subsistaient. Le vallon suivant ressemblaient à un lieu hors du temps, un solide bâtiment trapu en occupait le centre, en contrebas. Une massive cheminée dépassant du toit, crachait une épaisse fumée qui couvrait de cendre la totalité des environs. Le bruit d'un martellement régulier était audible. L'odeur de combustion et de scories était très forte, elle apparaissait sitôt les limites du domaine franchit. L'aspect surnaturelle des lieux était évidant, même pour Clodhbert. Les poiles de la nuque du chevalier se hérissèrent et les runes de ses gantelets luisaient plus intensément. Les chevaux renâclèrent, Ysabel ressentit une formidable puissance l'environner, ses sens s'aiguisèrent et son esprit en fut grisé. Quelque chose ici, emplissait l'air de magie, mais ne semblait pas déformer les choses.
La monture de la jeune femme fit un pas de côté et Heinrich en saisi la bride pour la calmer, un filet de sang frais lui coulait de la narine jusque dans le cou. Cette vision, cette odeur fit monter une profonde envie dans le corps de la nécromancienne. Un voile rouge passa devant ses yeux, une douleur s'empara de ses mains et de sa bouche. La jeune femme se révoltât contre la bête qui se réveillait, elle se concentra sur l'image de barreaux, la chose s'y agrippa et les firent fléchirent, l'environnement commença à disparaître, seul le carmin de l'écoulement sanguin subsistait.

jet Ysabel:
 

Elle bondit. Malgré sa vitesse, une balle traversa son abdomen, l'affreuse douleur du contact avec le métal béni, consuma une grande partie du peu d'énergie qu'elle possédait encore. Elle retomba néanmoins sur le premier des hommes de cuir et fit explosé sa poitrine d'un revers de griffes. Ce meurtre fit un bien fou à Ysabel. Elle était enfin libre. Libre de mener son dernier combat. On l'attaqua sur sa droite, elle dévia la lance d'une rotation de poignet et frappa du coude repoussant l'agresseur le visage en sang. D'un entrechat la vampire fit face au suivant et des étincelles apparurent des rencontres de ses doigts et de la longue lame ennemie.


La prison flanchait sous les assauts, la magicienne se concentra pour en augmentait l'épaisseur et la comprima autour de sa fureur.


Le tireur déchargea son deuxième pistolet et fit de nouveau mouche. Elle ne pouvait pas ralentir. Se consumer était la seule solution de continuer à ce régime. Elle était déjà à bout de force, elle sacrifia un pan entier de son affinité avec Shyish pour vider le corps de son adversaire de toute vie. Sa faiblesse permit à sa faim de prendre le dessus et comme toujours elle commit une erreur, ses crocs plombèrent dans un cadavre. Le trop bref début d'extase fut stoppé par la morsure d'une lame. Elle tournoya, tua le bretteur, mais y laissa un bras.


Le monstre reculait, étouffé par le grillage barbelé qu'elle comprimait sur sa silhouette obèse.


Plus qu'un. Elle allait finalement réussir. Il fonçait, déjà blessé au visage. Elle y crut un instant, mais elle se dégagea trop lentement, la pointe de la demi-pique trouva son sein droit. Le fer se coinça entre deux cotes, ainsi enferré il la repoussa jusqu'à mur et lorsque son dos le percuta, l'estoc le creva la poitrine. Le répurgateur la face fendue, presque incrédule d'avoir réussi son coup, hurla


-Monstre ! Où se trouve le calice !? Parle, esclave des ténèbres et je te fini vite !


Le métal était sanctifié, la souffrance insurmontable. Ysabel voulut le lui dire. Elle tenta de parler, instinctivement il s'approcha. Seulement de quelques centimètres, mais elle avait le bras long et le décapita. Plus personne ne pourrait maintenant retirer l'arme. C'était fini.


-Je t'aime Luthor.


C'était fini. Elle s'était maîtrisée.La jeune vampire ré-ouvrit les yeux. Heinrich la regardait le visage inquiet.

Clodhbert ne s'était rendu compte de rien. Occupant toute son attention un groupe était sorti de la forge et se dirigeait vers la lisière de la forêt. Deux énormes minotaures, les bras chargeaient de haches encadraient une petite silhouette pale. Boiteux, maigre, les cornes courtes et tordues, le maitre de harde avançait calmement. L'un de ses lieutenants, un colosse de plus de huit pieds huma l'air et se tourna vers les fugitifs, les yeux injectés de sang. Le souffle sortant de ses naseaux détacha la cendre du sol. De fureur, il laissa choir son chargement dans un grand bruit métallique et il y puisa deux armes identiques à celle de dent-jaune. Le Blanc, interloqué, jeta un coup d'yeux apeuré vers le bâtiment et toucha le monstrueux mutant avant qu'il ne se soit élancé. Une toute petite pression de sa main bandée et tous sentiments quittèrent les orbites de son subalterne. Ses bras retombèrent inertes le long de son torse puissant alors qu'un filet de bave s'écoulait de son museau.
L'homme-bête contrefait s'approcha un peu en claudiquant, il avait de toute évidence très mauvaise vu. Le braie scruta les humains quelques instants avant de beller faiblement et de se détourner d'eux suivi de ses soldats.
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 21 Juin - 11:29

D'une caresse de la main, Ysabel rassure heinrich, avant de presser son cheval pour se mettre au niveau de Clothbert.

-Bien joué. J'ai l'impression que la loi qui régne ici est suffisante pour nous protéger des hommes bétes. Tu le savais non ? Toi ou Crosswald ?

En tout cas on est maintenant sur que le Blanc est un sorcier. Ce qui hélas tend a donner raison au maudit sorcier de tout à l'heure...

Vu le chargement de ces monstres je présume que nous avons affaire au fief d'un marchand d'armes. Est ce que tu arriverais a te rappeller quelque chose sur lui avant que nous descendions le voir ?  
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 21 Juin - 12:47

Pour Clodhbert le moment était plus qu’incertain… Cette bête les invitait littéralement chez lui dans cette espèce de forge…
Pour le chevalier c’était trop étrange, trop hors du commun il y avait de la magie là dedans… Les ténèbres étaient à l’œuvre et la seule réaction normal pour lui c’était d’attaquer…

Mais avec les dires​ d’Ysabel, en effet il mettait maintenant un sens à ses visions sur les souvenirs​ de Grosswald… il était venu ici… Et il avait trouvé refuge ici contre les hommes bête qui le poursuivaient…
Alors gardant les armes au point, le groupe avança vers la forge calmement.
Le Minotaure lobotomisait restait immobile et étanche à tous ce qui se passait autour de lui. C’était la première fois que Clodhbert en voyait et de si près en plus…
Le groupe entra dans le bâtiment…
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 22 Juin - 18:20

La forge était un bâtiment bas et laid. Les murs étaient constitués de gros blocs de pierre disjoints et la chaume couverte de cendre était percée à mainte endroit. On aurait pu croire le bâtiment abandonné si un martellement continu n'en sortait pas. Les battants d'une porte cochère étaient entrouvertes, laissant échapper sporadiquement des panaches de fumées. La lueur tremblotante des foyers colorait les parois intérieurs. Clodhbert, l'épée dégainée, franchit le seuil tous les sens en éveil. Une chaleur lourde et humide l'accueillit. De nombreux lingots métalliques étaient empilés un peu partout, entre des sacs de charbon et de grands râteliers chargés d'armes plus ou moins finis. Dans un coin des dépouilles pendues aux poutres se vidaient dans de grand fut, du gros gibiers, des gors, mais aussi des êtres humains. Lorsque que la jeune sorcière pénétra à son tour dans l'atelier, elle repéra immédiatement la source de l'impressionnante concentration de fluide des lieux. Au milieu des outils et des bigornes, une imposante enclume couleur obsidienne dégageait des tourbillons de magie. Elle semblait être constitué d'un seul bloc de malepierre lisse et polie comme un miroir. La puissance de cet objet dépassée de loin tout ce que la nécromancienne avait vu. Sa seule présence pourrait alimenter les sorts les plus exigeant et sa proximité suffisait à abolir les besoins en énergie de la vampire. Dans sa lanterne le feu noir prit de l'ampleur assombrissant la pièce et manquant de bruler sa propriétaire. Les bourrasques de magie qui parcouraient l'espace ne semblaient toutefois pas corruptrice et seul l'hypersensibilité Aethyriques d'Heinrich expliquait son saignement.

Faisant jaillir des étincelles à chaque coup de marteau, le forgeron travaillait sans interruption. L'artisan était titanesque, son crane frôlait le plafond à plus de trois mètres du sol, quatre bras larges comme des cuisses, frappaient, activaient des soufflets ou plongeaient des fers rougeoyant dans des bacs. Son épiderme gris fumée semblait invulnérable aux flammes, qui surgissant des foyers lui léchaient les poignets. Son visage, imberbe, était presque humain, mais d'une laideur peu commune et ses yeux décolorés semblaient aveugles. Il donna deux derniers coups de masse avant de lâcher une tête de hache dans l'eau et se renversa un baquet sur les épaules. Un nuage de vapeur l'enveloppa, il soupira d'aise avant d'interpeler ses visiteurs.


-Bonjour Ludwig. J'attendais ton retour plus tôt... Tu es parti en colère la dernière fois mais l'arme que je t'ai forgé devrais plus te convenir désormais. Souhaite tu la prend cette fois ?


D'une pogne large comme une targe il attrapa un long coffret disposé sur un meuble, il en souffla la cendre qui en maculait le couvercle et le tendit à Clodhbert. A l'intérieur reposait une longue épée de style Bretonnien, assez sobre. La lame, néanmoins, était clairement surnaturel elle ne reflétait rien quel que soit les sources de lumière qui l'environnaient.


-Le bonjour également Madame. N'approchait toutefois pas trop avec votre flamme, il y a des choses auquels je tiens ici. Je suis ravi que vous soyez si bien accompagné chevalier, mes visiteurs du moment, manquaient cruellement d'intérêt. Des excités, des tueurs ou des fous, mais il faut bien vivre. Aurez-vous besoin d'autre chose ?


La voix du colosse était puissante et grave et son haleine sentait la calamine.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 28 Juin - 15:01

Ce n’était pas la première fois qu’on le prenait pour cet autre gars…
Clodhbert prenait de plus en plus conscience qu’il marchait directement dans l’héritage de Grosswald. Tous ce qu’il se passait ici n’était pas l’aboutissement de ce qu’avait fait cet homme bien des années avant lui… La question se posait alors si tous ce que croyait Clodhbert, des interventions de la Dame dans son aventure, n’était pas tous simplement les tromperies du fantôme d’un chevalier mort sans avoir fini sa tâche sur terre.

Mais alors la question se posait, pourquoi Jonas, le précédent porteur du casque ne s’était pas lancé dans l’aventure comme l’a fait Clodhbert… Le casque l’aurait choisi lui… D’ailleurs il n’avait pas sauvé Jonas comme le monstre alors qu’avec l’expérience et les souvenir de Grosswald le jeune chevalier savait très bien qu’avec le recul Jonas avec cette salade aurait du survivre…
Ainsi pour Clodhbert choisir de prendre cette épée c’est choisir de continuer l’œuvre de Grosswald… œuvre manifestement ambigüe qui n’hésitait à se servir des forces du chaos pour mieux le combattre.
Alors qu’on lui tendait la lame, Clodhbert ferma les yeux les yeux instant il ressentait toutes l’impatience d’un gamin comme si c’était une vibration provenant du casque sous son bras…

La poigne du chevalier se referma alors sur la poigné de cuir, la prise en main de l’arme fut comme une évidence ! Malgré lui, Clodhbert ressentait un soulagement d’avoir fait ce choix là.

"Que la Dame le guide, au travers de l’héritage de Grosswald, qu’elle lui fasse éviter les erreurs de celui qui lui a ouvert la voie… "
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 29 Juin - 16:44

ailleurs:
 
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 17 Juil - 12:01

-Un commerce qui ne refuse aucun client est une chose qu'on ne saurait critiquer. Néanmoins, les clients qui nous ont précédés s’avèrent un peu envahissants dés qu'on passe les limites de votre territoire.

Pour venir jusqu'ici récupérer cette lame, nous avons du navrer un certain nombre de ces hommes bêtes. Et ce que nous apprécierions particulièrement, ce serait une façon de quitter ces lieux sans avoir à se frayer a nouveau un chemin sanglant a travers la moitié de la forêt. Je suis sur qu'en commerçant aguerri, vous avez déjà fait face à ce genre de problème.
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 25 Juil - 16:43

-Le territoire contrôlé par « le blanc » n'est pas assez grand pour border l'ensemble de mes frontières. Echapper à ses hordes ne sera pas un problème, néanmoins vos agissements devraient tôt ou tard provoquer une nouvelle rencontre. Les dieux la souhaitent et le destin qu'ils façonnent sera difficile à contrarier. Votre importance est supérieure au meneur des bêtes, mais méfiez-vous tout de même, les forces de la destruction lui ont offert un don dont ils ont le secret. Don qu'il lui a permis de se hisser à sa place malgré son physique. On le dit capable de révéler la nature des êtres d'un regard et de la faire disparaitre d'un touché.

Lorsque nous en aurons fini, franchissaient la crête à gauche du piquet tordu, vous vous retrouverez à proximité de la cité d'Hergig. Mais avant j'ai un petit marché à vous proposer : cédez moi vos montures, le fluide des chevaux a de belles propriétés et j'en apprécie la chair, en échange je peux fabriquer une babiole à la dame. Pas grand-chose, mais il ne faut parfois qu'un détail pour gripper les plans les plus complexes. Marché conclu ?
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 28 Juil - 12:15


Je crois que vous ne forgerez pas de babiole aujourd'hui. Vous connaissez les chevaliers. Si je passais un marché laissant mon doux sire arriver à pied dans une ville tel un vulgaire manant, je suis persuadée que je ne tarderais pas à me voir abandonnée sur le bord de la route.

Il vous faudra continuer à œuvrer sans nos montures, et moi sans votre aide.



Personne ne touchera a mon cheval !
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Sam 5 Aoû - 20:41

Le jeune chevalier avait silencieusement grincé des dents... Donner sa monture ? Quel hérésie... A la rigueur celle d'Heinrich, mais peut ça aurait ralenti tous le groupe.

Les instructions bien notées. Ils remballèrent leurs affaires. Clodhbert mit sa nouvelle lame dans son fourreau et confia son ancienne à son écuyer.
Ainsi nouvellement armé. Le Jeune chevalier prenait un nouveau trait de ressemblance avec Grosswald...
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Ven 8 Sep - 18:04

Quelque part dans la forêt de Drakenwald:
 
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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 3 Oct - 15:46

Comme l'avait assuré l'étrange forgeron, le retour vers la sécurité fut presque paisible comparé aux marches frénétiques qui l'avait précédées.  Et alors que les murailles de la ville apparaissait par intermittence a travers les arbres, la sorcière et le chevalier eurent tout le temps qu'il leur fallait pour discuter des récents événements et de ce qu'ils impliquaient pour leurs projets.

Avoir laissé le fils du grand secrétaire aux mains de Wolfgang, le sorcier fou, risquait de leur attirer des ennuis dés leur retour en ville. Wisimar l'avait clairement signalé, il avait les moyens de leur nuire sévèrement. Confisquer leur navire, mettre leurs hommes en prison... Et la perte de son bâtard risquait de le rendre désagréable. Évidemment, de l'avis d'ysabel, rien n’empêchait de rallier directement le navire pour filer d'ici, excepté que cela signifiait abandonner Toros, qui contrairement a Anton, était quand même un peu un ami, ou au moins un compagnon.  

Il fallait aussi prendre en compte la menace pesant sur la ville. Du point de vue d'Ysabel, il paraissait peu probable qu'un simple objet magique puisse avoir une influence réelle sur la prise d'une ville aussi importante, si on ajoutait à ça la démence et l'agressivité du magicien, il lui paraissait assez clair qu'il ne fallait surtout pas céder a ses demandes, même si cela impliquait qu'il fallait trouver autre chose qu'un échange pour sortir Toros de ses ennuis. Une expédition en forêt pour affronter le sorcier paraissait certes voué a l'échec, mais il était peut être envisageable d'utiliser les coureurs des bois pour une expédition de sauvetage a l'intérieur de sa tanière. Ou de tenter de le duper au moment de l'échange.

Et quelque soient les plans établis, ils risquaient de toute façon d’être réduit à néant par le siège qui s'annonçait dangereusement proche. Siège qu'ils devaient décider de subir ou d'éviter. Clothbert voudrait'il combattre sur les murs de la ville pour se couvrir de gloire ? Il y a quelques jours Ysabel l'aurait juré, mais c'était avant que le chevalier accepte de quitter l'avant poste forestier encerclé par les hommes bêtes.

Et a propos de cet avant poste et du siège, du haut de ses lectures de gestes héroïque, Ysabel était d'avis que si les hommes bêtes n'avait pas attaqué le fort, alors il y avait la bas des soldats ayant déjà apprécié les exploits du preux Clothbert, et qui pourrait peut être tomber adroitement sur le dos des troupes hommes bêtes une fois celles ci engagés sous les murs. Et si les romans étaient d'accord sur une chose, c'était que lorsque une armée menée par un chef valeureux arrivait sur les arrières du notre, l'affaire était toujours promptement réglée.

Et plus elle y réfléchissait, plus Ysabel trouvait attrayante l'idée d'éviter de retourner en ville. Sachant que de toute façon, elle se plierait bon gré mal gré aux décisions du chevalier.
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 31 Oct - 19:02

Les montures franchissaient le portail d'Hergig lorsqu'Heinrich posa sa main sur le flanc du coursier d'Ysabel. A ce contact le cheval stoppa se faisant distancer par le destrier de Clodhbert. Lorsque que le chevalier se trouva trop loin pour pouvoir l'entendre l'écuyer se tourna vers la jeune femme.


- Faisons-nous une raison. Annonça-t-il. Notre maître choisira toujours le chemin le plus périlleux aussi aidons le au mieux. Ce soir Morrliebe, règnera sur la nuit. La grande rage sortira d'une demeure aux murs ocre et retrouvera le chevalier pâle. Madame, cela sera, faite en sorte que notre paladin fasse pencher la balance du côté des fils de Sigmar.


Le ton du disciple de Shallya ne laissait pas de place au doute. Contrairement à son habitude il ne détourna pas le regard quand la sorcière le regarda. Un contact commença à s'établir. Au-delà de ses yeux un éclat brillait, une lueur surnaturelle si blanche qu'elle en était dangereuse pour la nature maudite de la magicienne. Le monde commença à s'estomper, l'esprit d'Heinrich se dévoilait lentement. Le lien se coupa brutalement lorsqu'il baissa le regard, laissa Ysabel légèrement hébétée, mais avec la certitude que ce beau jeune homme, la trouvait aussi très belle. Son indifférence était donc feinte. Malgré ses pouvoirs, cela importa à la vampire.


-Le soleil se couche. Il faut se dépêcher si on veut organiser la défense.


§§§§§



Le vent de la Drakenwald bouscula tout en rentrant dans la pièce, les draperies se détachèrent, l’éclairage chancela, les composés arcaniques disposaient çà et là versèrent de leurs contenants. Mais cela n’était rien comparé à la force du hurlement bestial qui fit trembler l’hôtel particulier et fuir les derniers gardes qui s’opposaient à l’intervention des défenseurs de la ville. Kranak grande-corne fut le premier à poser le sabot dans le salon et à faire goutter le sang à sa hache neuve. Le maître des lieux avait fait verrouiller les portes, le flot et la rage aveugle des hommes- bête cherchant des victimes, firent se briser les cloisons intérieures transformant le logement luxueux en ruine branlante.

Contrairement aux membres de la milice assemblait à la va vite, Clodhbert n’était nullement impressionné par l’orgie destructrice régnant dans la propriété, la porte principale tenant bon il atteint une fenêtre du premier étage debout sur sa selle et pénétra le bâtiment au son de son cri de guerre. A l’intérieur les gors déments s’acharnait sur tout ce qui passait devant leurs yeux hallucinés. Mobilier, domestiques et pilier subissez sans distinction leur attention meurtrière. La nouvelle épée du chevalier en terrassa plusieurs. Ses vertus magiques étaient évidentes, les cadavres qu'elle laissait, semblaient priver de bien plus que de leur vie. Plus la lame mordait la chaire, plus le paladin se sentait fort et euphorique. Malgré l'intensité du combat il n'était ni fatigué, ni même essoufflé. Le désir de combat insufflé par le casque était démultiplié par cette vitalité volée. Un rire de triomphe sortit de la gorge du jeune homme, un nouvel adversaire se présenta et fut terrassé. L'hilarité s'amplifia et se dédoubla. Quelqu'un d'autre marchait désormais à côté du chevalier, une grande silhouette pâle au rire sinistre.
Ludwig Grosswald était revêtu d'une armure impériale translucide et armé d'un long marteau de guerre vaporeux, son casque identique à celui de Clodhbert était rehaussé d'une couronne de laurier de cristal. La targe transparente couvrant sont bras gauche était marquée d'un calice fracassé.


-Salut gamin. Réussit il a dit entre deux gloussements, je te voyais plus petit.


Un énorme mutant cornu apparu et interrompu cette curieuse rencontre. Le spectre repoussa son hôte d'une poussé pour faire face.


-Laisse. J'ai du retard.



§§§


Les deux battants de la porte du bâtiment se brisèrent sous la poussée d'un minotaure. Une salve de carreau d'arbalète l'accueillir alors qu'il descendait les marches du seuil encore tout couvert de débris. Un combat violent, mais bref s'engagea dans les petits jardins bordant la demeure. De plus en plus d'hommes armés au regard apeuré s'assemblaient dans les rues adjacentes. Un sorcier façonna un sortilège qui s'éleva au-dessus de l'hôtel le faisant baigner dans une lueur rassurante. Galvanisé par cette aide surnaturel qui masqua un temps le sinistre disque de Morrliebe les bourgeois passèrent à l'attaque. A la suite d'un courageux capitaine un groupe de soldat pénétra le bâtiment. Resté au côté du lanceur de sort, Ysabel le vit le visage en sang, les perturbations de la nuit magique semblaient provoquées de sérieux désagrément chez ce vieil homme. La conclusion était évidente, il ne serait pas capable de contrer le phénomène qui permettait aux bêtes de s'affranchir de la distance. Elle devrait donc probablement s'y coller. La légende de la dame louve était formelle : les preux terrassaient les monstres, les maudits détruisaient les maléfices.
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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 6 Nov - 17:04

Malgré la description très sommaire de la prédiction d'Heinrich, trouver la maison visée par les hommes bêtes fut le problème le plus simple de la journée. Il n'y avait en ville qu'un seul véritable bâtiment de la bonne couleur, le palais jaune, une vénérable bâtisse construite autrefois pour loger la maitresse d'un prince local, et n'abritant plus que la fin de race d'une famille noble désargentée. Convaincre le secrétaire Wisimar de la nécessité de ne pas coller le groupe en prison et de mobiliser des hommes pour aller assiéger le bâtiment fut nettement plus complexe. Complexe et long, trop long, au point que les troupes mobilisés à la hâte faillirent arriver après les hommes bêtes, et ne réussirent que de justesse à les empêcher de sortir du domaine.

Sauf qu'évidemment, une fois ce fragile statut quoi établi, il n'y avait pas besoin d'étre un grand stratège pour comprendre que l'équilibre risquait a tout moment de basculer en faveur des hommes bêtes. A moins qu'on ne puisse les couper de leurs renforts magicotransportés...

-Mademoiselle ! Ou allez vous !?
-Sauver votre ville !

Dédaignant le sous officier chargé par Visimar de la chaperonner, Ysabel, suivie, après un instant d'hésitation par un Heinrich peut désireux de se jeter par unefenêtre dans une mêlée confuse, se glisse dans les jardins entourant la maison. Avant d'entreprendre de se rapprocher de la porte grande ouverte que les arbalétriers tiennent sous un feu nourri.

Les monstres ne sortent pas, mais il semble difficile d'entrer par la. Qu'a cela ne tienne. Il doit bien se trouver une porte de service quelque part dans le coin. En longeant ce mur par exemple ?

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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 13 Nov - 16:35

Une petite porte perçait l'une des ailes du bâtiment, le battant avait été forcé de l'intérieur, mais aucun ennemi n'était présent. Un solide milicien pénétra l'ouverture d'un pas hésitant. A l'intérieur c'était le chaos, des corps gisaient pêle-mêle sur les tas de meubles brisés et de débris de maçonnerie. La fumée d'un début d'incendie concurrençait le plâtre en suspension pour obscurcir la vision. Les hommes ayant franchis le portail principal luttaient pied à pied contre les mutants, les repoussant peu à peu vers le centre de l'édifice ou combattait un duo tous droit sortit des contes, la détermination du plus jeune compensait sa fatigue évidente, ses gantelets flamboyant contraient les énormes muscles de ses adversaires alors que son arme tranchait sans difficulté leurs membres épais, Clodhbert se battait hélas sans personne pour guider son bras, mais son courage était intact. Son compagnon le dominait toutefois en talent et en majesté faisant presque passer son escrime pour des mouvements désordonnés tant sa précision était supérieure. Autant que la nécromancienne le sache il était très rare que des spectres apparaissent couronnés et dans tous les cas ils appartenaient aux types les plus puissants et autonomes. Les deux guerriers ferraillaient dos à dos contenant le gros des gors, essayant de franchir le portail. La situation semblait toutefois critique pour le Bretonnien, son armure présentait plusieurs impacts, du sang s'en échappait et il semblait à bout de souffle.

L'extrémité du tunnel d'invasion flottait à un mètre du sol, déformant l'air comme si l'on regardait dans une grosse sphère de cristal. Juste en dessous, fixé à un socle de marbre un morceau d'obsidienne, gros comme un poing brulait. Les flammes léchaient la faille et projetait sur les murs les ombres de silhouettes aberrantes. De l'autre côté on pouvait distinguer la clairière de l'invocation et les suppliciés qui maintenaient le sortilège.
L'urgence de la situation rendait difficile une analyse du phénomène. Le sort était toutefois brutal et gaspillait une énergie magique énorme, rien de comparable avec les maléfices de son sorcier de père. L'air saturé de puissance était dangereux pour les hommes et si on n'y mettait pas rapidement un terme Clodhbert risquait de souffrir de mortelle mutation. Une connexion était possible avec le cœur du rituel, resté à savoir qui son esprit avait il y retrouver.

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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Lun 13 Nov - 18:59


D'abord Clothbert, esquissant une rapide incantation, Ysabel effectue un complexe mouvement de mains en direction du chevalier, chassant la douleur qui doit sourdre de ses blessures et commencer a ralentir ses mouvements. Un maigre gain de temps, mais le seul qu'elle ait à sa disposition...

Un pas de coté vers le portail, puis un autre, Ysabel s'ouvre à la magie qui emplit la pièce, notant sa puissance, sa sauvagerie, et surtout sa corruption. Une corruption auquel elle doit normalement pouvoir survivre non ? Ne reste qu'a trouver un moyen de détruire le point d'ancrage...

Sans connaitre le sort il semble évident que s'emparer de la pierre a la main est une idée stupide quand on est une magicienne débutante, même vampire. Et il semble a peu prés impossible de déplacer le reste du socle avec les moyens dont dispose Ysabel. Sans même évoquer la difficulté a se rapprocher d'une porte d'ou sortent des monstres, la sorcière est dans une impasse.

Quand soudain, l'illumination! Une obsidienne en feu, un feu magique ! Une cible parfaite pour le feu noir censé justement se nourrir de ce genre d'énergie. peut étre qu'en se rapprochant un peu et en lançant la lanterne sur la pierre...

Un autre pas et une prise de conscience, Heinrich la suit, avec une abnégation de chien de garde qui risque de le condamner aussi surement qu'une attaque d'homme bête. Impossible de hurler sans se faire repérer, D'un geste Ysabel lui ordonne de rebrousser chemin, et évidemment, l'idiot refuse, continuant a suivre la sorciére vers la porte... Et ne laissant a celle ci qu'une seule chose a faire pour le forcer a faire demi tour. Lui faire peur, trés peur, une peur mortelle...


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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mar 14 Nov - 17:06

Le maléfice frappa l'écuyer et déforma rapidement son beau visage, un affreux rictus de douleur en altérant les traits. De la douleur, mais hélas pas de la peur, le jeune homme tentait de résister. Qu'il y arrive même partiellement était déjà un exploit, son affinité avec Hysh semblait le rendait capable de bien des prodiges. Son sort n'avait pas fonctionné, mais Heinrich mettrait un peu de temps à s'en remettre cela devrait donner le temps nécessaire à la nécromancienne pour faire ce qu'elle avait à faire.

Seule la sorcière approcha du socle, un monstre aux dents brisées par un coup d'écu la remarqua et vit en elle une victime plus coopérative que les deux paladins qui ferraillaient dans la pièce. En deux bonds il était sur elle et lui porta un coup de hache assez puissant pour décapiter un bœuf. L'instinct tapi derrière la raison d'Ysabel prit le dessus et la fit sortir de la trajectoire mortelle. Abasourdit le colosse la frappa de nouveau au niveau de la taille avec toute l'allonge que son corps contrefait lui permettait. Le coup fut aussi inefficace de le précédant, la fine silhouette se volatilisa de nouveau, bougeant plus vite que son œil ne pouvait suivre. La lame de Clodhbert le toucha à l'épaule, la magie runique des gantelets déchira son torse et son âme fut aspirée pour nourrir le spectre aux prises avec deux nouveaux adversaires.Libérée de ce contretemps, la jeune vampire lança sa lanterne. Le fragile objet de bois et de parchemin se disloqua au contact du marbre et libéra la petite flamme.
L'explosion silencieuse qui en résulta avala toute la lumière du bâtiment, des langues de feu noir furent projetées dans toutes les directions engloutissant les hommes-bête et Ludwig qui disparut dans un abime de noirceur. La sphère éclata comme une bulle de savon et aussi soudainement qu'elle s'était propagée, la flamme sombre rétrécit pour ne finalement bruler qu'a la verticale de la pierre d'obsidienne. La lueur de l'incendie combattait la noirceur projetait par le flambeau obscure. Le Bretonnien put de nouveau distinguer les derniers ennemis qui isolés du reste de leur harde furent mit en pièce par les défenseurs de la ville.



Sarus Wisimar, ne pointa son visage transpirant dans le bâtiment dévasté qu'une heure plus tard. Certaines bêtes étaient parvenues à quitter l'édifice et étaient traqués partout dans les rues, la plupart des notables, épouvantés, s'étaient barricadé chez eux le temps que la ville soit sécurisée. Le grand secrétaire aux comptes arrivait donc solidement accompagné. Il était le premier échevin à rentrer dans l'hôtel particulier. Le grand maître de l'ordre de la balance était arrivé bien plus tôt avec ses templiers, mais était repartit à la poursuite des fuyards. Dans ce labs de temps, Ysabel avait eu le temps de mettre les affaires en ordre. Le feu noir avait été récupéré et l'œil de la forêt était en sa possession. Clodhbert désarmé était en train de se faire suturer par son écuyer, scène maintenant banal pour le groupe.


-Et bien, et bien, dame Ysabel, voilà un danger promptement repoussé. Commença essoufflé l'administrateur après avoir congédié toutes oreilles qui le lui étaient pas entièrement soumises. Sans votre intervention Sigmar seul sait ce qui aurait pu advenir de notre belle cité. Passons un nouvel accord voulez-vous, vous direz au conseil que l'attaque à était mis en échec grâce à moi, que vous travaillez pour moi -ce qui est vrai- afin de protéger la ville. En échange je vais vous dire où se trouve le tombeau que vous recherchez.


L'homme laissa la nécromancienne digérer l'information avant de reprendre.


-Les archives de Hergig sont tenues avec un soin faisant hommage à Verena, on y trouve toute sorte d'information si on prend le temps de les rechercher. Il y a quarante ans un égoutier est tombeau par hasard sur l'entrée d'une nécropole, il en a parlé à une connaissance à lui avant d'y pénétrer et de disparaitre. Les chasseurs de trésor provoquant toute sorte de désordre, le patriarche du temple de l'époque a ordonné qu'on scelle le passage et qu'on n'ébruite pas l'affaire. Qu'on n'ébruite pas l'affaire, mais que l'emplacement soit consigné dans certain registre à l'accès restreint.



Ysabel et l'homme convinrent d'un prix, puis Sarus donna des instructions pour qu'une partie de sa suite s'équipe de pioche et se livre à des activités de déblaiement.


-toutefois Madame, il est inenvisageable que vous sauviez la ville d'un péril pour en lâcher un autre dans ses rues, si vous troublez le repos de ceux qui repose sous nos pieds, voyez faire en sorte de nettoyer derrière vous. Ma cité doit se tourner vers son avenir et n'a que faire des échos d'un passé honteux. Fêtes disparaitre également tout ce qui a pu servir aux hordes ennemis pour pénétrer ici par cette sinistre nuit. Cela vaudra mieux que ça ne tombe pas entre les mains de mon beau-frère. Sur ce, ramenez moi mon fils et vous ne le regretterez pas.


Le tombeau de Berthold le sage était à porté de main.






L'oeil de la forêt:
 
.

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Ysabel

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Mer 22 Nov - 17:53


Ysabel n'avait jamais imaginé qu'un travail d’égoutier puisse être passionnant. Les rares livres ou ils étaient mentionnés les rangeaient généralement au même niveau que les rats dont ils étaient censés se nourrir. Ils étaient dépeints comme la lie de la citoyenneté, des presque hommes bêtes boueux, puants, tout juste bon à nettoyer des ordures et a chasser la vermine souterraine. Et Ysabel avait eu un instant de doute quand on lui avait signalé qu'elle allait devoir évoluer avec eux pour se rendre jusqu’à l'entrée murée du tombeau. Mais il s'avéra très vite qu'une fois de plus, les livres n’étaient pas une source d'information très fiable sur le monde réel.

Non seulement les égoutiers d'Hergig étaient des gens tout a fait normaux, mais en plus, une fois remis de leur surprise de croiser une jeune femme acceptant de descendre dans leurs tunnels sans tourner de l’œil, ils étaient on ne peut plus amicaux. Et a la surprise d'Ysabel, leur travail s'avérait réellement tout a fait passionnant. Bon, évidemment, pas l'aspect gestion des déchets. Mais la lutte contre les monstres errant dans les tunnels, la gestion de la survie de la ville, sans cesse menacée par l'invasion sournoise des marais alentours, la recherche et la découverte d'anciens et de nouveaux tunnels, les courses poursuites avec les trafiquants et les contrebandiers en tout genre... Et ils connaissaient énormément d'histoire amusantes sur les bas fonds de la ville.

S'il n'y avait pas eu l'odeur, Ysabel aurait presque eu envie de s'engager pour quelques jours. Les égoutiers assuraient qu'au bout de quelques mois on ne sentait plus rien, mais pour l'odorat surdevelloppé de la jeune vampire, ça semblait un peu douteux. Pour ne serait ce que réussir à descendre dans les tunnels, elle avait du s'envelopper entièrement le visage d'un châle imbibé de parfum...

Ils avaient ensuite embarqué dans une sorte de grosse barque a fond plat et avançait maintenant a bonne allure a travers les tunnels. D’après les égoutiers, le gros du travail de sape était d'ore et déjà terminés, et il ne restait guère plus que quelques coups de pioche a donner. Un travail qu'il leur était évidemment interdit de finir même s'il était clair qu'ils mouraient d'envie de comprendre pourquoi on leur avait demandé de retrouver et de commencer a rouvrir ce vieux tunnel...

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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 23 Nov - 17:27

Le tombeau semblait bien conservé, la maçonnerie kazalid était à l’épreuve des siècles. Un mouvement de terrain ancien avait fissuré une paroi et provoqué l’effondrement partie de la voute de la première salle. La brèche permettait de pénétrer dans le complexe, évitant ainsi l’entrée scellée par une lourde dalle de pierre. Malgré l’éboulement on pouvait identifier le vestibule comme un autel dédié au dieu de la vengeance. Derrière une statue  partait un large couloir, le seuil de très nombreuses alcôves en découpait les parois latérales. A mesure qu’Ysabel passait devant, elle pouvait apercevoir qu’elles contenaient toutes les sépultures de dix soldats de l’ordre. Le calcule était simple à faire, près de trois cents homme étaient enterrés ici. Tout était immobile et silencieux, mais pour les sens de la nécromancienne, il était claire que les morts était agités. Leurs esprits affamés étaient rangés le long des parois telle une foule au passage d’un cortège. Seule la nouvelle nature de la jeune fille les faisait hésiter. Obéissant à une règle naturelle inconnue les morts semblaient répugner à s’opposer aux vampires, Ysabel n’avait constaté lorsque son père c’était attaqué à la dame. Mais ça ne tenait qu’a un fils, La malédiction les lié à leur ancien maître et lui risquait d’être moins hésitant.

A l’extrémité du corridor, symétrique à la chambre d’entrée, une grande pièce circulaire terminait le souterrain. Surplombé d’une immense bannière, le sarcophage de Gregor trônait sur un ilot de pierre entouré d’une fosse. Le reste de la pièce était occupée par les dépouilles des officiers et champions tombés avec le fondateur.  De nombreuses dalles mortuaires n’étaient plus en place, les signes évidents de la mobilité des cadavres abondés partout. La fine passerelle de marbre qui conduisait à la stèle du pèlerin était barrée par un grand soldat décharné, puissamment armée. Le fond de la douve était tapissé d’objets de prise et trophées de guerre. La salle était uniquement éclairée par l’éclat fantomatique qui dansait dans de plus en plus d’orbite mort. Amplifié par la résonance de la voute, le long grincement des squelettes se relevant pris un air sinistre. Le sortilège responsable de l’éveil avait la même signature magique que dans les autres tombeaux, un lien tenu semblant étiré par la distance. Le mausolée se réveillait lentement.



-Qui vient troubler le repos des serviteurs de Solkan le Vengeur ?…



Assis sur le bord de son cercueil de granite, enveloppé dans une vieille robe de notable, le cadavre de Gregor le pèlerin venait de lui adresser la parole. L’esprit de l’ancien grand maître avait visiblement bien moins résisté à l’emprise du Chaos que celui de Wolmar, aucune conscience semblait l’animer, juste de vieilles pensées mortes incrustées dans ses os. Impossible de le raisonner, il n’était plus d’une enveloppe mut par une noire magie. Une enveloppe à la tête d’une armée encerclant Ysabel. Par chance la sorcière avait quelque connaissance en contrôle des morts-vivants.
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Clodhbert de Rouergue

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 30 Nov - 15:43

Heinrich lui tapotait ses innombrables blessures avec un linge propre. Ça piquait mais ce n’était rien face au contre coup de la fatigue. La magie avait puisait en lui des ressources cachées et maintenant il en payer le prix en fatigue…
Luttant contre le sommeil son épée et ses gantelets était juste là sous son regard, objets paisible qui s’avérés être des objets destructeurs… Et juste à côté, son casque… Ludwig Grosswald était juste là dedans… Quelque par entre l’acier et les méandres de la magie.
Clodhbert n’arrêtait pas de se dire qu’il devait prendre la grosse tête, toute cette puissance, tous ces exploits… Ce n’était pas lui, c’était, Grosswald, c’était Wolkmar, c’était Ysabel… mais ce n’était pas lui. Lui il n’était qu’un noeud au milieu d’une histoire bien plus grande.
Tous ce qu’il pouvait faire c’était de s’en montrer digne.
Il ne perdait pas de vue de trouver un jour le graal, et il savait que l’objet de sa quête pouvait se trouver derrière n’importe quelle pierre de ce bas-monde.
Rester digne et humble… Ne pas pêcher par modestie ni par orgueil…
Les yeux se fermaient d’eux-mêmes.

Une impression de chute, le chevalier ouvrait les yeux. Heinrich était encore là, à le soigner, manifestement peu de temps c’était passé… Mais il avait une impression de cauchemar, comme un restant d’angoisse qu’il aurait eu pendant son petit sommeil et dont il n’avait pas de souvenir…
Soit il se posait trop de question soit il était au centre de trop de puissance magique…
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Hagen

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MessageSujet: Re: Acte 3 : Par des chemins fluviaux   Jeu 30 Nov - 17:53

Perdu dans ses amers pensées Clodhbert fini par se rendormir.

Songe:
 
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